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Martin Fayulu tape du poing sur la table : « Ne touchez pas à la Constitution »

Rédaction Mbote
3 Min Read

Ce vendredi 8 mai 2026, l’ambiance était électrique au siège de l’ECiDé à Kinshasa. Martin Fayulu n’est pas venu pour faire de la figuration. Face à la presse, l’opposant a sorti l’artillerie lourde contre ce qu’il appelle une « tentative de coup d’État constitutionnel ».

Au cœur de sa colère ? La proposition de loi référendaire portée par le député Paul Gaspard Ngondankoy. Pour Fayulu, derrière les termes juridiques complexes se cache une réalité toute simple : une manœuvre pour offrir à Félix Tshisekedi un troisième mandat dont la Constitution ne veut pas.

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Le piège de la « porte dérobée »

Fayulu a pris le temps de décortiquer le texte pour dénoncer ce qu’il qualifie d’escroquerie intellectuelle. Selon lui, le texte joue sur deux tableaux :

  • D’un côté, il rassure en citant l’intangibilité des articles verrouillés (ceux qui interdisent de toucher au nombre de mandats).
  • ⁠De l’autre, il glisse des articles (87 à 90) qui permettent, en cas de « dysfonctionnement majeur », de contourner ces mêmes verrous.
    « C’est une porte dérobée », a martelé le leader de l’opposition.

Pour lui, peu importe qu’il y ait un prétendu consensus politique ou même un référendum : toucher à ces bases, c’est trahir le pacte républicain.

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L’ombre d’Étienne Tshisekedi

Mais le moment le plus fort de son intervention est sans doute celui où il a invoqué la mémoire du « Sphinx de Limete ». Martin Fayulu n’a pas mâché ses mots en s’adressant directement à l’actuel chef de l’État.
Pour lui, le symbole serait catastrophique : comment le fils d’Étienne Tshisekedi l’homme qui a passé sa vie à se battre pour la démocratie et l’unité du pays pourrait-il être celui qui finit par fragiliser la cohésion nationale ?

Fayulu prévient : si Félix Tshisekedi s’engage sur la voie de la balkanisation ou de la division pour se maintenir au pouvoir, il entrera dans l’histoire par la très petite porte.

Un pays à la croisée des chemins

En quittant le pupitre, le message de Fayulu était clair : la RDC ne peut pas se payer le luxe d’une nouvelle crise de légitimité. Entre les menaces de balkanisation à l’Est et les tensions politiques dans la capitale, toucher à la loi fondamentale reviendrait, selon lui, à jeter une allumette dans une poudrière.

Reste à savoir si cet avertissement sera entendu par la majorité parlementaire, ou si le bras de fer ne fait que commencer.

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