Une nouvelle bataille diplomatique se dessine avant le sommet de la Francophonie à Phnom Penh. Juliana Lumumba, fille du père fondateur congolais Patrice-Emery Lumumba, pose sa candidature au poste de secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), défiant directement Louise Mushikiwabo, la sortante rwandaise et proche du président Paul Kagame. Cette confrontation oppose deux visions : celle de Kinshasa, qui voit en Juliana Lumumba la symbole d’une Francophonie centrée sur ses racines africaines, et celle de Kigali, qui défend la continuité à travers sa candidate. Les enjeux dépassent largement le cadre institutionnel.
Kinshasa déploie une offensive diplomatique tous azimuts
Pour imposer Juliana Lumumba, le président Félix Tshisekedi intensifie une offensive diplomatique sans précédent. Selon plusieurs sources, le chef de l’État congolais exerce des pressions directes auprès du président français Emmanuel Macron afin de bloquer un nouveau mandat de Mushikiwabo. Cette mobilisation diplomatique montre l’importance stratégique que Kinshasa attache à cette candidature, transformant le scrutin de l’OIF en enjeu majeur de politique extérieure congolaise.
Un ultimatum implicite : le retrait de la RDC
La menace plane désormais sur l’organisation : selon les mêmes sources, Kinshasa envisagerait purement et simplement un retrait de la RDC de l’OIF si Mushikiwabo était reconduite. Un coup de tonnerre diplomatique, tant la République démocratique du Congo constitue l’un des piliers majeurs de la Francophonie par le poids considérable de sa population francophone. Ce scénario illustre la profondeur du contentieux entre Kinshasa et Kigali, transformant l’OIF en terrain d’affrontement géopolitique où le symbole prime sur l’institution.
