Coup de théâtre à Kampala et au sein de l’état-major ougandais. Le chef des forces armées et fils du président Yoweri Museveni, le général Muhoozi Kainerugaba, a annoncé son intention de quitter ses fonctions militaires dans les prochains mois. La figure centrale de l’appareil sécuritaire ougandais a justifié ce retrait surprise par une volonté de « consacrer sa vie au Christ ».
Un départ échelonné pour des engagements sociaux
Malgré l’annonce de ce retrait imminent du service actif, l’officier général a précisé qu’il comptait demeurer en poste pour une période transitoire pouvant aller jusqu’à un an. Muhoozi Kainerugaba conditionne ce délai au terme duquel il entend s’assurer que les troupes bénéficieront d’un socle de rémunération revalorisé.
Le chef de l’armée s’est ainsi engagé à veiller à ce que chaque soldat ougandais perçoive un salaire mensuel minimum fixé à deux millions de shillings ougandais, soit une enveloppe équivalente à environ 500 dollars américains.
Une décision aux motivations non précisées et aux enjeux régionaux
Si le général a mis en avant un virage spirituel personnel pour motiver son choix, il n’a apporté aucune précision supplémentaire quant aux éventuelles raisons politiques, institutionnelles ou sécuritaires qui auraient précipité cette décision.
Considéré par de nombreux observateurs de la région des Grands Lacs comme un acteur influent de la politique intérieure et des questions sécuritaires régionales, cette annonce suscite de vives interrogations sur l’évolution de la chaîne de commandement à Kampala et sur la suite de son parcours public.
