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Jusqu’à 200 ans de prison pour le pasteur auto-proclamé Paul Mackenzie : la justice kenyane tranche après le massacre d’une secte

Rédaction Mbote
3 Min Read

La Haute Cour de Mombasa a rendu son verdict ce vendredi 6 novembre 2026. Le fondateur de l’Église Good News International, Paul Nthenge Mackenzie, a été condamné à deux peines cumulées de 100 ans d’emprisonnement pour sa responsabilité dans la mort de près de 200 adeptes, principalement des enfants, convaincus de devoir se laisser mourir de faim pour « rencontrer Jésus ».

C’est la fin d’un long processus judiciaire qui aura marqué le Kenya et le reste du monde par son horreur. Ce vendredi 6 novembre 2026, la sentence est tombée à la Haute Cour de Mombasa : le pasteur auto-proclamé Paul Nthenge Mackenzie purgera une peine de 200 ans de prison ferme.

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Le verdict rendu par la juge Diana Kavedza détaille deux peines successives de 100 ans d’emprisonnement :

  • 100 ans de prison pour 183 meurtres commis par privation de nourriture et famine organisée.
  • 100 ans de prison pour 8 meurtres qualifiés d’« homicides directs ».

Le bilan retenu par le tribunal pour ce volet de la procédure établit la mort de 191 victimes au total, dont 190 enfants, sacrifiés sous l’emprise doctrinale du gourou.

Une mécanique de mort méthodique dans la forêt de Shakahola

L’affaire, révélée au grand public en avril 2023, avait débuté par la découverte de tombes clandestines disséminées sur un vaste terrain de plus de 300 hectares au cœur du ranch de Shakahola, dans le comté de Kilifi au sud-est du Kenya.

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Sur place, les enquêteurs avaient mis au jour le fonctionnement d’une doctrine millénariste extrême professée par le fondateur de l’Église Good News International. Paul Mackenzie promettait à ses fidèles une entrée directe au paradis avant la fin du monde, conditionnée par un jeûne absolu.

L’organisation des décès suivait une hiérarchie macabre et méthodique :

  • Les enfants devaient s’arrêter de manger en premier.
  • Les femmes devaient suivre une fois leurs enfants décédés.
  • Les hommes, enfin, fermaient la marche.

Ceux qui tentaient de renoncer ou de chercher de l’eau étaient isolés ou achevés, ce qui explique les condamnations pour homicides directs retenues par la justice.

Le soulagement des familles et le souvenir des victimes

Pendant plus de trois ans, les fouilles dans la forêt de Shakahola et les autopsies ont révélé l’ampleur du désastre humain. Si Mackenzie et plusieurs de ses complices faisaient face à de multiples chefs d’accusation allant du terrorisme à la maltraitance d’enfants, ce jugement sur les homicides et les meurtres par famine constitue l’épilogue majeur de la procédure judiciaire.

La condamnation à 200 ans de prison scelle le sort de Paul Mackenzie et apporte un premier soulagement aux familles des victimes et aux rares survivants, tout en rappelant la nécessité d’un encadrement rigoureux des dérives sectaires sur le continent.

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