Mis en cause et sollicité au sujet du dossier entourant l’artiste musicien Gally, le général Israël Kanku est sorti de son silence pour remettre les pendules à l’heure. Face aux polémiques et aux demandes d’indulgence liées à la notoriété des personnalités publiques, le haut gradé des forces de l’ordre a opposé une réponse ferme et sans ambiguïté.
Une évidence républicaine : Nul n’est au-dessus de la loi
Dans une mise au point à vocation pédagogique et disciplinaire, l’officier supérieur a rappelé une évidence constitutionnelle : le strict respect des règles de la République s’impose à chaque citoyen, sans distinction de statut.
Pour le général Israël Kanku, ni la célébrité, ni les succès artistiques, ni même les distinctions honorifiques reçues sur la scène nationale ou internationale ne constituent des passe-droits face aux lois et règlements de la République.
« Même Fally Ipupa ne peut rouler sans plaque ni permis »
Pour étayer son propos et couper court à toute accusation de traitement ciblé envers l’artiste Gally, le commandant de la police a pris un exemple particulièrement parlant.
Il a cité le cas de la star internationale Fally Ipupa : malgré son prestige et son titre de Chevalier de la Légion d’honneur, ce dernier demeure soumis aux mêmes exigences du Code de la route et ne peut en aucun cas circuler à bord d’un véhicule dépourvu de plaque d’immatriculation ou sans permis de conduire.
Par ce recadrage public, le général Israël Kanku lance un signal clair à l’ensemble de la société congolaise. Qu’il s’agisse d’artistes, de personnalités publiques, de leaders d’opinion ou d’autorités administratives et politiques, la loi s’applique à tous avec la même rigueur.
