En République démocratique du Congo, le leader du parti Ensemble pour la République, Moïse Katumbi, s’est de nouveau exprimé sur la détérioration du climat politique et sécuritaire qui prévaut dans le pays.
Adoptant une posture d’équilibre institutionnel et de ferme défense de la Loi fondamentale, l’ancien gouverneur du Katanga a renvoyé dos à dos les initiatives de la rébellion portée par Joseph Kabila et le projet de révision constitutionnelle prêté au président Félix Tshisekedi.
La Constitution comme unique boussole républicaine
Moïse Katumbi condamne sans ambiguïté le recours aux armes entrepris par l’ex-président Joseph Kabila à travers les mouvements rebelles opérant dans l’Est du pays. Pour l’opposant, toute tentative d’imposer un changement politique par la force des armes constitue une violation flagrante de l’ordre constitutionnel et du pacte républicain issu des accords d’Sun City.
Parallèlement, le président d’Ensemble pour la République cible avec la même fermeté les velléités imputées au régime de Félix Tshisekedi de vouloir modifier ou réviser la Constitution pour s’éterniser au pouvoir. Selon Moïse Katumbi, vouloir substituer la charte fondamentale à des fins personnelles pour contourner la limitation des mandats est tout aussi inconstitutionnel et dangereux pour la cohésion nationale que la contestation armée.
Mettre fin aux renvois de responsabilité pour trouver une sortie de crise
Interrogé par les journalistes sur cette analyse mettant formellement sur un pied d’égalité les dérives de la rébellion kabiliste et le glissement politique attribué au pouvoir en place, Moïse Katumbi refuse de s’enfermer dans un débat de comparaison stérile.
Pour l’opposant, l’urgence nationale dépasse la rhétorique des responsabilités partagées : l’heure est venue de regarder la réalité en face et d’apporter des réponses concrètes à l’asphyxie sécuritaire, politique et socio-économique du pays. Il appelle à une prise de conscience collective de la classe politique afin de préserver l’unité du territoire, stopper l’effusion de sang à l’Est et réengager un dialogue républicain strict fondé sur le respect de la légalité constitutionnelle.
