Alors que la décision de la Confédération africaine de football (CAF) de retirer le titre de champion d’Afrique 2025 au Sénégal au profit du Maroc a suscité de vives réactions, le président de l’instance, Patrice Motsepe, a tenu à s’expliquer sur cette affaire.
Aucun “traitement préférentiel” pour les pays africains
Face aux accusations de partialité, Patrice Motsepe a fermement assuré qu'”aucun pays africain ne bénéficiera d’un traitement plus préférentiel, plus avantageux ou plus favorable qu’un autre” au sein de la CAF.
“Leur indépendance (des instances disciplinaires, NDLR) se reflète dans les décisions prises”, a-t-il affirmé, soulignant le contraste entre la décision de la commission de discipline et celle de la commission d’appel de la CAF.
Une finale chaotique qui a “compromis” le travail de la CAF
Le patron de la CAF a reconnu que les “incidents survenus lors de la finale” de la CAN 2025 “compromettent le travail remarquable accompli par la CAF depuis de nombreuses années pour garantir l’intégrité, le respect, l’éthique, la gouvernance et la crédibilité”.
Il a déploré les problèmes de “suspicion et de méfiance” hérités du passé, soulignant qu’une de ses principales préoccupations était “l’impartialité, l’indépendance et le respect des arbitres et des commissaires de match”.
Le Sénégal peut faire appel, la CAF “respectera” la décision
Face aux critiques, Patrice Motsepe a réaffirmé le droit pour chacune des 54 nations africaines de “faire appel et de défendre ses intérêts”, précisant que la CAF “respecterait la décision prise au plus haut niveau”.
Une position qui intervient alors que les autorités sénégalaises ont réclamé une enquête internationale pour des “soupçons de corruption au sein des instances dirigeantes de la CAF”.
La décision finale de la justice sportive est désormais très attendue, dans un dossier qui illustre les défis de gouvernance auxquels est confrontée la Confédération africaine de football.