Dans un récent podcast, l’humoriste et artiste d’origine congolaise Noah Lunsi a fait des déclarations remarquées sur la place prépondérante de la Côte d’Ivoire dans la validation des carrières musicales en Afrique.
“Pour être validé, il faut être validé par la Côte d’Ivoire”
Selon Noah Lunsi, qui s’est fait connaître grâce à ses vidéos comiques sur les réseaux sociaux, la Côte d’Ivoire occupe une position centrale lorsqu’il s’agit de se faire reconnaître sur la scène musicale africaine.
“Aujourd’hui en Afrique, pour être validé, il faut être validé par la Côte d’Ivoire. Si tes sons ne tournent pas en Côte d’Ivoire, tu n’es pas validé”, a-t-il affirmé, citant l’exemple de l’artiste congolais Fally Ipupa qui se produit chaque 31 décembre à Abidjan.
Une tendance observée dans toute l’Afrique francophone
Cette prédominance de la Côte d’Ivoire dans la validation des carrières musicales ne semble pas être propre au seul Noah Lunsi. Elle semble être une tendance observée dans toute l’Afrique francophone.
“C’est un phénomène que l’on constate depuis plusieurs années maintenant”, explique Félicité Mballa, spécialiste de la musique africaine. “La Côte d’Ivoire, avec sa scène musicale dynamique et son influence régionale, est devenue une place incontournable pour les artistes qui veulent percer.”
Une influence qui dépasse la seule sphère musicale
Au-delà de la musique, cette importance accordée à la Côte d’Ivoire semble s’étendre à d’autres domaines de la culture populaire africaine.
“On le voit aussi dans l’humour ou la mode, où les artistes cherchent à se faire valider par le public ivoirien”, poursuit Félicité Mballa. “C’est un véritable phénomène de société qui traduit le poids de ce pays dans la construction des tendances culturelles en Afrique.”
Une tendance qui semble appelée à perdurer, alors que la scène musicale ivoirienne continue d’exercer son rayonnement sur le continent.