Le torchon ne brûlera pas entre l’Hôtel de Ville de Kinshasa et la présidence de la République.
Dans une correspondance officielle datée du 2 novembre 2026 adressée au coordonnateur de la Task Force présidentielle chargée de la salubrité et de l’assainissement, le gouverneur de la ville, Daniel Bumba Lubaki, a tenu à dissiper les malentendus et à réaffirmer son entier soutien aux initiatives du Chef de l’État pour redorer l’image de la capitale.
Lever les ambiguïtés et apaiser les tensions
Cette mise au point intervient à la suite des préoccupations soulevées par la Task Force concernant des déclarations récemment prêtées au gouvernement provincial.
Dans sa note, Daniel Bumba invite à une lecture dépassionnée et constructive des propos incriminés. Il insiste notamment sur la nécessité de ne pas faire d’amalgame entre les questions de financement des opérations et les considérations relatives à la discipline militaire au sein des unités impliquées sur le terrain.
Le gouverneur a tenu à lever toute équivoque quant à la position de l’exécutif provincial :
- Pas de concurrence : La ville de Kinshasa ne se positionne en aucune manière en rivale du Service national, dont l’implication voulue par le Président de la République est saluée.
- Synergie d’action : L’objectif partagé demeure l’amélioration urgente et durable du cadre de vie des Kinois à travers des actions coordonnées.
Vers une collaboration renforcée et pragmatique
Afin de tourner la page de ces divergences de communication, le chef de l’exécutif provincial a proposé la tenue imminente d’une réunion de concertation avec le coordonnateur de la Task Force.
Cette rencontre doit permettre de poser les bases d’une synergie opérationnelle claire entre les services de la ville et le Service national, garantissant ainsi une efficacité maximale sur le terrain.
À l’heure où les défis liés à la gestion des déchets et à la salubrité publique restent immenses à Kinshasa, cette volonté affichée d’apaisement et de travail commun illustre la primauté de l’intérêt général sur les incommodités institutionnelles.
