RDC: Lancement par l’USAID des activités du projet « Tulinde » au service du développement durable et des droits des peuples autochtones

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Le gouvernement américain, par le biais de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), a officiellement lancé depuis le vendredi 22 septembre 2023 à Kinshasa, capitale de la RD Congo,les activités du projet « Protégeons nos droits et notre environnement »  traduit en swahili par  « Tulinde haki na mazingira yetu ». Ce programme vise à renforcer l’autonomie des communautés autochtones et leur participation à la gestion durable des ressources naturelles.

Cofinancé par une subvention du Bezos Earth Fund à WCS en 2022, dans le cadre de l’engagement de 100 millions de dollars pris lors de la COP 26 à Glasgow et de l’engagement pour les forêts du bassin du Congo, ce projet vise notamment à faire progresser les droits des peuples autochtones et des communautés locales vivant autour et dans le parc national de Kahuzi-Biega, au Sud-Kivu, dans la réserve de faune d’Okapi, en Ituri, ainsi que dans la réserve de faune de Kabobo, au Tanganyika.

Pour y parvenir, quatre organisations non gouvernementales internationales dont la Wildlife Conservation Society (WCS), International Alert, Catholic Relief Services (CRS) et Welthungerhilfe (WHH) se chargeront de la mise en œuvre sur le terrain ce programme en étroite collaboration avec une vingtaine d’organisations locales.

Prenant la parole lors de la cérémonie de lancement, l’ambassadrice des États-Unis en RDC, Lucy Tamlyn, a souligné les progrès déjà réalisés, notamment dans la diffusion de la nouvelle loi congolaise sur la protection et la promotion des droits des peuples autochtones pygmées. Ce malgré, les difficultés rencontrées sur le terrain.

« Malgré les difficultés rencontrées sur le terrain, nous observons déjà un engagement plus fort avec les organisations des peuples autochtones et les entités gouvernementales. Le travail effectué jusqu’à présent par les partenaires du consortium du projet a contribué à la diffusion de la loi n°22/030 du 15 juillet 2022 sur la protection et la promotion des droits des peuples autochtones pygmées. Les jeunes et les femmes autochtones en particulier ont eu la chance de discuter de leur rôle dans sa mise en œuvre, aux côtés des autorités locales et provinciales, comme moyen d’autonomisation et d’autodétermination », a-t-elle déclaré.

De son côté, le ministre provincial du développement rural de Tanganyika, Benjamin Wabanze Mulezi, qui représente lui-même les peuples autochtones, a affirmé que grâce à «  Tulinde » certains membres des communautés locales ont déjà pu bénéficier d’accès aux services sociaux, notamment des bourses d’études.

Dans la même veine, Il a souligné que, les peuples autochtones cherchent à être mieux reconnus et récompensés pour leur rôle de gardiens des forêts et de la nature.

« Les peuples autochtones cherchent à être mieux reconnus et récompensés pour leur rôle de gardiens des forêts et de la nature. Dans le cadre de l’activité Tulinde, certains étudiants autochtones ont obtenu des bourses et des possibilités de stage. Cette activité a jusqu’à présent fourni une plateforme pour réactiver des efforts sensibles, dans le cadre de la feuille de route de Bukavu visant à la protection durable du Parc National de Kahuzi-Biega et à la cohabitation pacifique entre le Parc, les peuples autochtones et d’autres communautés locales. Nous avons de l’espoir et nous voyons des progrès », a dit ce membre du gouvernement provincial de Tanganyika.

Présent à cette cérémonie, le directeur national de la WCS, Dr Jean-Paul Kibambe Lubamba, considère donc que le projet « Tulinde » concilie de manière pertinente protection de la nature et des droits des peuples autochtones qui vivent dans les aires protégées congolaises.

Pour lui, impliquer ces populations qui protègent les forêts congolaises dans la gestion durable des ressources naturelles est capital pour le Congo en tant que nation. Leur participation à la préservation des écosystèmes forestiers est cruciale.

Il a fait noter que,les actions menées par les partenaires du projet sur la résolution pacifique des conflits et l’accès aux services de base comme la santé et l’éducation contribueront à atteindre ce double objectif de conservation de l’environnement tout en respectant les droits des communautés autochtones.

Notons qu’en renforçant l’autonomie et l’autodétermination des peuples autochtones,  ce projet reconnaît leur rôle crucial en tant que gardiens des écosystèmes forestiers et de la biodiversité. Il cherche également à réduire la marginalisation dont ils sont souvent victimes et à favoriser leur participation active dans la gestion durable des ressources naturelles.
 
Christian MAMPUYA

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Christian Mampuya
Journaliste chez Mbote.cd

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