Découvrez Tshala Mwana en 40 ans de carrière

L’artiste Tshala Mwana a feté ce 13 Mai ses 59 ans d’âge mais aussi ses 40 ans de carrière. La Mamu nationale n’a pas pu le célébrer dignement par manque d’argent, selon ses dires. La rédaction de Mbote revient sur les 40 ans de celle qui a pu exporter le mutwashi dans le monde.

Tshala Muana est née en 1959 à Lubumbashi dans l’ex Katanga mais elle est originaire de Kananga dans le Kasai Occidental. La musique pour cette diva africaine, est une afffaire de famille: âgée de 4 ans à peine, elle accompagne sa mère dans des villages ou elle anime les cérémonies traditionnels.

Cet art transmis à travers les générations, Tshala Muana a su le faire fructifier. Elle est dans les coeurs des Congolais comme l’une des plus brillantes ambassadrices de la musique et de la culture congolaise dans le monde.

Plus de 40 ans de carrière musicale glorieuse, elle continue à satisfaire les mélomanes à travers ses oeuvres (compositions) et surtout son style particulier baptisé « Mutwashi modernisé ». La diva a marqué sa carrière par ses prouesses artistiques. Son talent audacieux a fait d’elle une chanteuse de renommée internationale. Originaire de Kananga, Chef -lieu de la province de Kasaï-Occidental, la cantatrice de la musique congolaise a contribué énormément à la promotion et à l’émergence de la culture « luba », sa tribu d’origine à travers le « mutwashi » natal. Elle était plébiscitée femme de l’an 2010 par les communs des mortels à cause de ses chansons vivifiantes retrouvées dans son dernier opus à succès « SIKILA » en featuring avec sa choriste MEJ 30.

Au cours de la même année, Tshala Muana a honoré son pays au Burkina Faso où elle a raflé le Trophée « Kundé d’honneur » pour son dynamisme et son savoir-faire. Toujours à la recherche de l’excellence, la patronne de Dynastie mutwashi va bientôt se rendre à Paris pour les mixages de son prochain album. Ses exploits les plus ardents à travers ses capacités de mobilisatrice de masse n’a pas laissé indifférents les observateurs avertis dans le monde politique. Au-delà de son esprit chevaleresque dans l’art d’Orphée dominé par l’amour de présenter ses oeuvres, Elisabeth Muidikay incarne une personnalité considérable au sein de sa famille politique qui est le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Développement (PPRD). Elle se démarque à travers ses activités de mobilisation de militants en prélude aux échéances électorales qui s’annoncent palpitantes en RD Congo. Son élévation au sein de l’Exécutif du PPRD en qualité de la secrétaire nationale en charge de la Ligue de femmes du parti, est une fonction qu’elle assume bien. La cantatrice répond bien au profil recherché par la hiérarchie du parti. Biographie et parcours d’une diva ! Née le 13 mai 1958 à Lubumbashi, Tshala Muana chante à ses débuts dans sa langue maternelle, le « tshiluba ».

En Afrique, la chanteuse est connue comme une diva ou une Reine pour le succès et l’émergence de « Mutwashi », danse traditionnelle de son village natal dans la province du Kasaï, son fief d’origine. Sa musique est le reflet de son terroir africain. Elle revisite et rassemble le peuple du Grand Kasaï en actualisant bien des mélodies puisées du folklore « Luba ». Deuxième d’une famille de 10 enfants, son père militaire, Muidikay Amadeus mort au début de l’année 1964 dans les maquis mulelistes pro Lumumba. Sa mère se nomme Alphonsine Bambiwa Tumba. La petite Elisabeth chante depuis son enfance à l’église du Camp militaire Kibembe à Elisabethville. En 1967, deux ans et demi après le décès de son père, elle s’installe avec sa mère à Kananga.

Au début des années 1970, elle quitte Kananga pour Kinshasa. Aimant bien chanter, elle intègre le groupe « Tsheke Tsheke Love », en qualité de chorégraphe. C’est en 1976, qu’elle rejoint l’orchestre « Les Redoutables d’Abeti Masikini, chanteuse congolaise. En 1978, elle émigre en Afrique de l’Ouest avec Minzoto Wella Wella de Père Buffalo. C’est de là que va débuter sa grande et fructueuse aventure musicale. Elle com-mence par la République Centrafricaine puis le Nigeria, le Togo pour aboutir en Côte d’Ivoire. C’est à la même période que le tube de Sam Mangwana « Georgette Eckins » fait tabac à Abidjan, tremplin de la musique africaine avec le succès des musiciens zaïrois. Le premier disque de Tshala Muana de 45 tours intitulé « Amina », a été enregistré à Paris à la fin de 1981.

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Grâce aux succès récoltés par son rythme musical, « Mutwuashi », elle est adoptée par tous. Elle fait le tour des Etats de l’Afrique de l’Ouest avec son manageur Ram Ouedraogo. En 1982, elle reprend l’enregistrement de son hit « Amina ». Deux ans après, Tshala Muana s’installe à Paris. Elle opte pour le Show-Biz. A partir de là, elle va sortir 19 albums et faire le tour du monde. Presque partout où elle passe, elle obtient médailles et trophées (Meilleure artiste de l’Afrique Centrale), diplômes d’honneur et disques d’or (avec Amina et Koumba). Elle est même faite chevalière de l’Ordre national du Léopard par feu président Mobutu. Elle s’impose comme l’une des meilleures voix féminines de la musique congolaise moderne. Au début des années 1990, elle est intronisée « Ambassadrice de l’art et de la culture kasaienne », par les chefs coutumiers du Grand Kasaï.

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Ceci, parce que grâce à Tshala Muana, la danse et la chanson au rythme mutwashi est vulgarisée à travers le monde. Plusieurs articles propagent son message d’unité, de paix et de sérénité. Elle joue, en outre dans un film intitulé « Fato », en 1987, au Mali. En 1997, dès la prise du pouvoir par l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), elle regagne définitivement le pays. Elle s’engage dans la politique active, en encadrant les femmes, tout en se battant pour la défense et la protection de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RD Congo. Elle crée le grand mouvement associatif féminin, dénommée « Regroupement des femmes congolaises » (Refeco), mouvement qu’elle continue de présider jusqu’à ce jour. En 1999, elle devient députée nationale au sein de l’Assemblée constituante et législative, Parlement de transition (ACL/ PT). Elle rompt momentanément avec la musique active. Trois ans plus tard, elle resurgit avec l’album « Dinanga », qui signifie « L’Amour ». C’est son douzième album. Elle est encadrée par son mana-geur Claude Mashala plein d’ambition. Tshala Muana renoue avec la scène musicale, et monte le groupe Dynastie Mutwashi. Ce titre récolte un succès réel, sur toute l’étendue de la R.D. Congo et en dehors des frontières nationales.

Depuis un certain temps « La Reine de Mutwashi » a repris les productions scéniques à Kinshasa et à l’extérieur du pays. Depuis, elle reste la cantatrice la plus sollicitée en Afrique avec la Dynastie Mutwashi. Grâce à l’album « Dinanga », Tshala Muana est plébiscitée en 2002 meilleure vedette féminine du pays par l’Association des journalistes et chroniqueurs de musique du Congo (Acmco). EN 2003, elle a été au Fespam à Brazzaville, où elle a obtenu le palme d’or de meilleure artiste féminine. « Malu », qui veut dire problème, son 13ème album, lui redonne son succès d’antan à travers toute l’Afrique, l’Europe et l’Amérique du Nord et lui permet d’obtenir le prix de meilleure artiste féminine au Kora 2003. L’album “Malu” a été vendu à plus de 500.000 exemplaires, d’après la maison de production JPS, sans compter la vente effectuée par les pirates.

En 2006, elle réalise un double album titré « Mamu nationale » qui signifie « La maman nationale ». Réputée pour son sérieux dans l’art, la chanteuse ne cesse d’attirer l’attention du public à Kinshasa tout comme dans le continent. Mamu nationale est classée parmi les rares artistes africaines qui se sont distinguées durant l’année 2009 grâce à son album SIKILA, chanté en featuring avec la jeune chanteuse MEJE 30. Sa prouesse artistique a été récompensée lors de la soirée de remise de trophée «Kundé » qui s’est déroulée le 18 décembre 2010, à Ouagadougou au Burkina Faso.

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