Lyliane Tshimpumpu a démissionné de son poste de secrétaire générale de la FECOFA suite à des divergences profondes avec la direction de Véron Mosengo, malgré la confiance initiale du nouveau Comex. Laetitia Muderhwa, ancienne cheffe de cabinet du président de la CAF, lui succède immédiatement. Le départ soudain révèle des tensions internes au sein de la fédération congolaise.
Un séisme traverse la Fédération Congolaise de Football (FECOFA) ce vendredi. Lyliane Tshimpumpu, secrétaire générale depuis peu, a démissionné de ses fonctions dans la journée, mettant fin à une expérience qu’on croyait stable. Cette démission surprise intervient à peine quelques jours après l’adoption du plan de répartition financière des retombées de la Coupe du Monde 2026, révélant des tensions sous-jacentes au sein du nouvel organigramme dirigé par Véron Mosengo.
Selon les informations disponibles, Tshimpumpu aurait jeté l’éponge en raison de profondes divergences sur le fonctionnement du Comité exécutif. Bien qu’elle bénéficiait initialement de la confiance du nouveau Comex et du président Mosengo, les dissensions se seraient accentuées rapidement, rendant son maintien impossible. Le timing de cette démission soulève des questions sur la cohésion interne de la nouvelle direction et sur les enjeux qui divisent ses membres.
Laetitia Muderhwa, une expérience africaine de haut niveau
La FECOFA a réagi rapidement en annonçant l’arrivée de Laetitia Muderhwa au poste de secrétaire générale. Contrairement à son prédécesseur, Muderhwa arrive avec un pedigree impressionnant dans le football africain. Jusqu’à sa nomination, elle occupait le poste de cheffe de cabinet du président de la Confédération Africaine de Football (CAF), une position stratégique lui ayant permis de côtoyer les plus hauts niveaux de gouvernance du football continental.
Cette expérience constitue un atout majeur pour la FECOFA. Muderhwa connaît les rouages de l’administration footballistique africaine, dispose de réseaux étendus au sein de la CAF et comprend les standards de gouvernance exigés par les instances continentales. Son arrivée suggère une volonté de la FECOFA de professionnaliser son administration et d’améliorer ses relations avec la CAF, enjeu crucial pour une fédération aspirant à renforcer la présence congolaise sur la scène africaine.
Des formalités administratives à finaliser
Bien que sa nomination soit officielle, Muderhwa ne prendra ses fonctions qu’après la finalisation des formalités administratives liées à son départ de la CAF. Cette transition administrative peut prendre plusieurs semaines, laissant un délai pendant lequel la FECOFA devra gérer la transition. Le communiqué officiel ne précise pas si une gestion intérimaire sera mise en place durant cette période.
Dans un message diplomatique, la FECOFA a remercié « chaleureusement » Lyliane Tshimpumpu « pour ses services rendus ». Cette formule de politesse cache la réalité d’une démission précoce, témoignant du fossé qui s’était creusé entre la secrétaire générale et la direction du Comité exécutif.
Des tensions précoces révélatrices
Le départ de Tshimpumpu à peine quelques jours après l’adoption du plan de répartition des 16 millions USD révèle des tensions qui couvaient sous la surface. Les divergences éventuelles auraient pu concerner la gestion administrative, les priorités budgétaires, ou d’autres enjeux de gouvernance. Cette démission rapide soulève également des questions sur la solidité du projet de Véron Mosengo et sur la capacité du nouveau Comex à maintenir l’unité au sein de la fédération.
L’arrivée de Laetitia Muderhwa, dotée d’une expérience africaine solide et d’une légitimité internationale, pourrait marquer un tournant dans la gouvernance de la FECOFA et contribuer à apaiser les tensions, à condition que la nouvelle secrétaire générale puisse s’aligner avec la vision de Mosengo et du Comité exécutif.