C’est une grande figure de la mode congolaise qui vient de nous quitter. Cherry Esam, styliste et créateur de renom, s’est éteint le 7 juillet dernier dans un hôpital de Kinshasa, à l’âge de 50 ans.
Après 25 ans de carrière, cet artiste passionné laisse derrière lui un héritage inestimable.
Un artisan de l’identité vestimentaire africaine
Initialement attiré par la musique, Cherry Esam s’est finalement tourné vers la mode, un domaine dans lequel il a su bâtir une solide réputation. À travers son travail, il a célébré l’identité vestimentaire africaine, en alliant tradition et modernité. Ses créations ont contribué à valoriser la beauté et l’élégance à la congolaise.
Une figure emblématique de la mode congolaise
Pendant près de 3 décennies, Cherry Esam n’a pas seulement coupé des tissus, mais a cousu une certaine identité. Il a façonné, de ses mains, bien plus que de simples vêtements, portant haut la dignité et la créativité de la mode congolaise. Ses pairs le considéraient comme un “baobab”, une véritable légende du secteur.
Un engagement pour le développement du secteur
En tant que président de l’Association des Couturiers Professionnels de Kinshasa (ACPK), Cherry Esam a milité pour un meilleur encadrement du secteur textile national. Il appelait à un soutien plus fort de l’État pour favoriser l’emploi et la formation dans cette industrie, qu’il voyait comme un outil stratégique pour le développement du pays.
Un hommage unanime de la communauté
La disparition de Cherry Esam a suscité de nombreuses réactions au sein de la communauté de la mode congolaise. Le Ministère de la Culture, Arts et Patrimoine a salué une “contribution inestimable au patrimoine vivant de la culture congolaise”, tandis que la Fédération Congolaise de la Mode et Associations (FECOMA) a rendu hommage à une “figure emblématique, talentueuse et respectée”.
Cherry Esam laisse derrière lui l’image d’un artiste passionné, créatif et engagé, qui a marqué de son empreinte l’industrie textile nationale. Sa disparition est une grande perte pour la mode congolaise, mais son héritage continuera d’inspirer les générations futures.

