Journée internationale de la femme : Célébrer les réalisations, réflexions sur la lutte et espérer d’un avenir plein d’espoir. (Tribune de Judith Ntumba, Juriste Australienne, Internationaliste et passionnée des droits des femmes, d’origine Congolaise)

La pertinence de la question des inégalités des genres en 2021, christianisme, contribution sociétale et l’importance de voir les femmes dans leur vraie valeur

En un jour qui symbolise tant pour les femmes à travers le monde, le 8 Mars peut facilement être accueilli avec l’élan doux-amer de la lutte que de nombreuses femmes ont dû affronter pour s’assurer que la femme d’aujourd’hui puisse au moins, pour le dire clairement, avoir un chèque de paie à son propre nom. Oui, c’est une réussite qui mérite les acclamations. En fait, j’ose dire que c’est un indicateur fort de la victoire qui pourrait être utilisée pour mésurer le progres de cette lutte de longue durée. En effet, pour certaines femmes, un chèque de paie à leur propre nom pourrait signifier des portes ouvertes à un monde plein d’opportunités sur des multiples facettes. Pour les autres femmes, cela signifie simplement être finalement tenu à sa valeur absolue.

Alors que cette lutte se poursuit dans la communauté mondiale, il semble que les femmes sont confrontées à diverses luttes associées à la reconnaissance de leur valeur la plus vraie dans à peu près toutes les sphères de la vie: que ce soit dans l’arène séculière ou même dans le domaine chrétien pour les croyantes. Trouver une voix et être tenue à sa juste valeur peut être une immense montagne à gravir pour les femmes.

En mémoire des grandes femmes qui ont persévérées pour faire de cette lutte palpable une Victoire pour certaines femmes aujourd’hui, quelque peu minime, et en mémoire de ces grandes femmes dont nous n’entendrons jamais parler dans cette vie et qui se sont accrochées à ce rêve jusqu’ à leur tout dernier souffle, aujourd’hui, il ne s’agit pas seulement de revenir sur les déceptions du passé dans ce domaine mais aussi, de célébrer les victoires de certaines femmes modernes d’aujourd’hui.

D’où le 8 Mars 2021

Où en sommes-nous? La question des différences entre les sexes est-elle toujours d’actualité?

Ce que signifient les questions ci-dessus, surtout dans le cadre de notre discussion, à savoir où la femme congolaise se trouve dans les sujets de différences de genre sera abordé à travers l’expérience d’une femme d’origine congolaise bien qu’ayant été naturalisée par le patronage de citoyenneté des États-Unis d’Amérique. Son implication active dans des œuvres communautaires multidimensionnelles a crié plus fort que sa douce personnalité ne pouvait encore le maintenir sous le radar.

Et la célébration est ce que nous ferons aujourd’hui tout en continuant à sonder l’ardent besoin que les femmes soient vues dans leur vraie valeur. Avant tout, la nécessité de voir les femmes dans leur vraie valeur et les droits des femmes ne sont pas des sujets juxtaposés, mais plutôt intimement liés, car les changements provoqués par leur mise en œuvre réussie améliorent non seulement les femmes qui constituent une grande partie des sociétés dans pratiquement la plupart des sociétés du monde. Mais ont également joué un rôle dans la création des communautés saines et équilibrées où chaque personne trouve un but dans son existence.

Il s’agit désormais de Madame Marilyne Godelive Ndomba Keto, née dans la capitale de la République démocratique du Congo. Madame Keto fait pas mal des voyages dans les différentes villes de la République avant de se retrouver maintenant Mère d’un petit garçon de 27 mois (deux ans et 3 mois), entreprenante, diplômée, étudiante, épouse d’un homme de Dieu et surtout servante du Dieu Tout-Puissant.

À l’âge de 10 ans, elle fait partie du groupe de danse de la paroisse St Paul et Pierre à Lubumbashi. Puis elle a inculquée le groupe des danseuses, toujours à Lubumbashi. Pendant les périodes festives (Noël, Pâques, Pentecôte), elle était la petite fille vêtue d’une robe bleue et de chaussettes blanches en dentelle rose, posant des pas bien coordonnés et mémorisés qui reflètent des semaines de répétitions ardues après avoir fini ses devoirs.

Au lycée, elle est devenue membre de l’équipe de Netball, choriste et Majorette à Twendelee. Elle était si active et objective jusqu’à ce qu’elle représente administrativement son école en tant que capitaine d’école. Certaines de ses plus grandes réalisations tout en dirigeant le comité comprenaient une baisse du niveau de l’école buissonnière menée par des filles principalement dans les niveaux primaire et secondaire, ainsi que l’amélioration des conditions des salles de bain de l’école, ce qui posait un grave problème sanitaire. De plus, aux côtés des capitaines des écoles voisines, à savoir le Collège Imara, elle a représentée le lycée et surtout la jeune femme africaine lors de grands événements organisés par le maire de la ville. Plus important encore, les jours comme celui-ci où nous célébrons les réalisations des femmes du monde entier, elle serait la seule à diriger les organisations, les célébrations et aussi les discussions sur la valeur et le rôle de la femme africaine dans la société et dans le foyer conjugal. Pour donner un sens à son message, elle ferait la queue devant des divers tailleurs, surtout connue de la ville comme de son cartier la veille du 8 Mars pour ses derniers essayages de son choix vestimentaire de la journée la plus attendue: rien d’autre que le libaya et son liputa.

Aujourd’hui, ses engagements envers la communauté et la lutte pour l’autonomisation de la femme (surtout… congolaise) ont atteint de nouveaux sommets. Dans un live innovant qu’elle intitule “BWANYA”, elle accueille différents intervenants, de tous âges et de tous horizons pour échanger sur des sujets qui sont aujourd’hui très pertinents.

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“BWANYA” est diffusé tous les vendredis (heure de Los Angeles, USA) pendant une heure, de 18H00 à 19H00 sur Facebook et Youtube: page Olive Gospel Ministries.

De plus, Mme Keto est également un acteur clé du groupe Gospel appelé Olive Gospel Ministries, un groupe chrétien dirigé par Papa Christian Lukombo et Pasteur Fabrice Keto. À travers des chants chrétiens de louange et d’adoration, le groupe cherche à élever le nom de Jésus-Christ et à lui offrir une place dans notre vie quotidienne.

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De retour sur le statut de la femme, en particulier dans la République, beaucoup concéderont qu’il y a beaucoup de femmes qui sont réduites au silence ou sont incapables de s’épanouir dans leurs différents domaines, qu’ils soient personnels, chrétiens ou sociétaux. Ces femmes ont encore du mal à être tenues à leur plus grande valeur. Si l’on peut avoir une marge de manœuvre dans un domaine professionnel, le personnel peut être inaccessible pour des diverses raisons. En fait, c’est comme si partout dans le monde, il y a un consensus subtil selon lequel une femme qui aspire à réussir à tous égars, c.à.d. dans sa vie personnelle, chrétienne / religieuse ou professionnelle est celle qui veut tout et qui est indomptée. Et comme pour essayer de la contenir, on lui permet le succès dans un domaine et l’en lui retient dans l’autre car elle ne peut tout simplement pas tout avoir. Si telle est la situation dans d’autres parties du monde, on ne peut que deviner quelles sont les normes pour les femmes dans la République.

Sur la question de tout avoir, Anne-Marie Slaughter, une femme de carrière de haut niveau dans le secteur gouvernemental de haut niveau et un modèle pour beaucoup des jeunes admet que même elle NE PEUT PAS TOUT AVOIR. Dans sa déclaration, elle admet qu’au cours de leurs vies, “les femmes devraient faire des compromis que les hommes de leurs vies auraient beaucoup moins de chances de faire.” En outre, cela est sans parler des traitements et des remarques compromettantes concernant les performances professionnelles et l’apparence corporelle de la femme.

Cette déclaration dépeint la nécessité pour tous les sexes de s’engager dans la lutte pour les droits des femmes, car ce n’est peut-être qu’alors qu’une norme appropriée dans ce domaine peut être atteinte, reflétant à la fois le rôle de la femme en tant que mère, fille, épouse, croyante et professionnelle.

Les paroles d’Hilary Clinton dans la quatrième Conférence mondiale pour les femmes se lisent comme suit: “Les droits de l’homme sont les droits des femmes et les droits des femmes sont des droits humains, une fois pour toutes.” Ces paroles ont réaffirmé hier et aujourd’hui que l’égalité des chances pour les femmes n’est pas un cadeau mais un droit – un droit qui a été largement mérité mais longtemps retardé. Inutile d’ajouter qu’il a longtemps été mérité par raisons des multiples casquettes portées par les femmes dans la société partout dans le monde.

En parlant de la femme congolaise, elle porte peut-être un peu plus des chapeaux à la fois dans non seulement sa famille restreinte mais aussi dans sa belle-famille et dans d’autres domaines en raisons des attentes culturelles africaines

Le droit de la femme est le simple droit qu’une femme cherche à acquérir la pléthore d’opportunités qu’elle rencontre au fur et à mesure qu’elle progresse dans la vie. En réalité, cela veut tout simplement dire que les droits des femmes ne devraient pas être limités seulement en permettant aux femmes de poursuivre leurs objectifs éducatifs, par exemple, mais être entravés lorsqu’il s’agit de mettre cette éducation acquise à profit de la société. Ou soit, dans le cas populaire en Afrique, permettre à la femme de se marier et parfois lui permettre même de faire son choix de conjoint pour plus tard assister à la disparition de la flamme de ses rêves et de ses ambitions sous l’effet des contraintes sociétales actuelles qui vont à l’encontre de l’épanouissement total de la femme.

Les droits de la femme ne doivent pas être considérés comme une menace pour le system patriarcal qui gouverne le monde. Ils devraient plutôt être considérés, comme c’est le cas au Danemark, comme le facteur anticipé qui propulsera les institutions existantes sur la voie progressive et puissante nécessaire à l’amélioration des sociétés.

Permettre à une femme d’avoir son droit et d’être vue dans sa vraie valeur est un acte courageux de foi dans ses capacités à accomplir avec élégance son destin dans la société. Inutile de dire que la récompense de cela sera colossale pour non seulement les hommes et les femmes, mais les enfants et les personnes âgées aussi. Car la plupart des femmes trouveront un épanouissement dans leurs vies et ne mourant plus à petit feu à force d’être torturée par le regret d’une vie qu’elles ne seront jamais autorisées de vivre.

Pour répondre à la question initiale, oui, la question des différences entre les sexes résonne toujours en ce jour du 8 mars 2021. Les progrès sont louables bien que disproportionnés. Est-il possible d’inverser les statistiques ou de changer la réalité des femmes qui ne sont pas Madame Keto ?

Absolument!

Bonne journée internationale de la femme!

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