Ouganda : Muhoozi Kainerugaba, le fils de Museveni annonce sa candidature à la présidentielle de 2031

Redaction Mbote
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Le chef d’état-major ougandais Muhoozi Kainerugaba a annoncé mardi 25 août sa candidature à l’élection présidentielle de 2031. Le fils du président Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 40 ans, affirme remporter 90% des votes avec le soutien de son père, dans un contexte de concentration du pouvoir autour de sa personne.


Muhoozi Kainerugaba a officialisé ses ambitions politiques par voie de réseau social. Le chef d’état-major ougandais a annoncé mardi 25 août sur X qu’il se présenterait « à la plus haute fonction du pays en 2031 », affichant une confiance certaine : « Et nous gagnerons, par la grâce de Dieu ». Dans son message, il en appelle à ses soutiens pour qu’ils « retweetent et likent » son annonce, adoptant une approche numérique assumée. Il va plus loin en prédisant que, « avec le soutien de [son] père », il obtiendra « 90% » des votes. Cette déclaration intervient alors que son père, Yoweri Museveni, n’a pas encore affiché ses intentions pour le prochain scrutin, malgré ses 81 ans et quatre décennies au pouvoir.

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Des velléités présidentielles changeantes

Ce n’est pas la première fois que Muhoozi Kainerugaba annonce des ambitions présidentielles. Le fils du chef de l’État avait déjà précédemment déclaré être candidat pour la présidentielle de 2026, avant de se rétracter et de soutenir son père, qui a été réélu à un septième mandat en janvier 2026. Cette volte-face avait marqué les observateurs, tout comme ses publications régulièrement polémiques sur les réseaux sociaux, où il a parfois revendiqué la torture de proches de l’opposant Bobi Wine. Ces sorties peu orthodoxes, bien qu’elles ne l’aient pas entravé dans sa montée en puissance politique, ont pu crisper à l’international.

Une succession organisée autour du fils du président

En Ouganda, le pouvoir politique s’organise déjà de manière croissante autour de Muhoozi Kainerugaba. Chef des armées et dirigeant du groupe de pression La Ligue patriotique d’Ouganda (PLU), il exerce déjà une forme de pouvoir exécutif. Au mois de juin 2026, il avait suspendu pendant près d’un mois Nation Media, le principal groupe de presse indépendant du pays, un geste révélateur de son autorité croissante. Néanmoins, cette succession s’annonce comme un test de légitimité pour le fils, moins populaire que le père selon plusieurs études et sondages récents. La question de savoir si Muhoozi Kainerugaba parviendra à consolider le pouvoir dynastique en Ouganda reste ouverte, particulièrement au vu de sa popularité inférieure à celle de Yoweri Museveni.

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