Scandale de sextape en Guinée Équatoriale : la lutte de pouvoir au cœur du scandale
Le scandale de la sextape impliquant Baltasar Ebang Engonga, un haut responsable équato-guinéen, est loin d’être un simple fait divers. Cette affaire révèle en réalité les profondes luttes de pouvoir qui agitent l’entourage du président Teodoro Obiang Nguema, au pouvoir depuis 1979.
Baltasar Engonga, neveu du président et directeur de l’Agence nationale de lutte contre le blanchiment d’argent, a été arrêté le 25 octobre et incarcéré dans la prison de Black Beach. Il est accusé d’avoir détourné d’importantes sommes d’argent public.
Quelques jours plus tard, des centaines de vidéos intimes le montrant en train d’avoir des relations sexuelles avec diverses femmes, dont des épouses ou parentes de proches du pouvoir, ont été massivement diffusées sur les réseaux sociaux, créant un véritable scandale dans le pays.
Derrière cette affaire se cache en réalité une lutte acharnée pour le pouvoir. Le vice-président Teodoro Obiang Mangue, fils du président, serait à la manœuvre pour écarter toute personne susceptible de contester sa propre succession, y compris d’autres membres influents de la famille présidentielle comme Gabriel Obiang Lima, ancien ministre du Pétrole.
Les fuites de ces vidéos compromettantes viseraient donc à discréditer Baltasar Engonga, considéré comme un rival potentiel dans la course à la succession du patriarche Obiang. Une stratégie de déstabilisation classique dans un régime où les accusations de complots et de tentatives de coup d’État sont monnaie courante.
Malgré les efforts du vice-président pour tenter de stopper la diffusion de ces vidéos, le scandale continue de faire les gros titres, y compris à l’international. Cette affaire illustre les profondes divisions qui traversent l’entourage du pouvoir en Guinée Équatoriale, où la lutte pour le contrôle des ressources et de la succession présidentielle semble sans merci.

