S’exprimant ce mercredi 3 juillet sur X au sujet de l’accord de paix récemment conclu entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda, le conseiller principal de Donald Trump pour l’Afrique, Massad Boulos a éclairé la lanterne. Face aux critiques et interrogations croissantes autour de cet accord, Boulos a tenu à clarifier la nature du processus : il s’agit avant tout d’une entente bilatérale entre deux États souverains.
« N’oublions pas qu’il s’agit d’un accord de paix entre la RDC et le Rwanda. Nous ne pouvons pas venir ici et imposer quoi que ce soit aux deux parties. »
Selon lui, la responsabilité de l’accord repose sur les gouvernements de Kinshasa et de Kigali, avec le soutien technique et diplomatique de plusieurs structures africaines. Boulos a rappelé que l’ensemble du processus a été construit sur la base des mécanismes déjà existants en Afrique :
« Nous avons facilité, nous avons négocié. Et pas seulement nous. Nous nous sommes appuyés sur des processus existants, sur des initiatives régionales : l’EAC, la SADC, l’Union africaine… »
Il a également salué le rôle clé du président angolais João Lourenço, médiateur reconnu dans ce conflit, ainsi que l’implication du Togo, tous deux engagés sous l’égide de l’Union africaine.
Dans un contexte où la situation sécuritaire reste fragile dans l’est de la RDC, la déclaration de Boulos vise à apaiser les tensions et à souligner que l’accord n’a pas été imposé de l’extérieur, mais co-construit par les deux États concernés, en collaboration avec les partenaires régionaux.