Dans une vidéo diffusée ce week-end sur les réseaux sociaux, l’homme d’affaires congolais Laurent Sokoko, résident en Angola et proche de l’ancien président Joseph Kabila, a affirmé que les États-Unis auraient mis en garde le président Félix Tshisekedi quant à sa sécurité s’il envisageait de se rendre sur le sol américain.
« Les Américains ont signalé à Félix Tshisekedi que sa sécurité ne sera pas assurée s’il rend aux États-Unis », a déclaré Sokoko, dans une vidéo à forte charge politique.
Sans fournir de preuve concrète à l’appui de cette affirmation, l’homme d’affaires affirme que Washington aurait pris ses distances avec le régime en place à Kinshasa, allant jusqu’à refuser d’assurer la sécurité du chef de l’État congolais en cas de déplacement sur le territoire américain.
Laurent Sokoko ne s’est pas limité à cette révélation. Dans le même message vidéo, il estime que Félix Tshisekedi aurait dû démissionner depuis le 15 juin, date qu’il considère comme une échéance limite, sans en préciser clairement la base juridique ou institutionnelle.
« Comme il ne l’a pas fait, il ne pourra plus survoler l’espace aérien », a-t-il ajouté, sans indiquer quelle autorité aurait pris une telle décision ou à quelles juridictions elle s’appliquerait.
La tonalité du message, mêlant accusations, injonctions et menaces à peine voilées, évoque une posture d’opposition frontale, voire insurrectionnelle, vis-à-vis du régime en place.
Connu pour son soutien affiché à Joseph Kabila, Laurent Sokoko s’inscrit depuis quelques mois dans une dynamique de rupture totale avec les autorités actuelles, multipliant les interventions sur les plateformes en ligne.

