Ferdinand Kambere, secrétaire permanent adjoint du PPRD (Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie) et ancien ministre sous l’ère de Joseph Kabila, a pris la parole après son audition, lundi dernier, à la justice militaire. Ce dernier n’a pas tardé à dénoncer ce qu’il qualifie d’acharnement de la part des autorités actuelles.
“Nous avions déjà compris que c’était un acharnement et c’est le retour du Raïs qui gênait ceux qui sont au pouvoir”, a déclaré Kambere, faisant allusion à l’influence persistante de l’ancien président Kabila sur la politique congolaise et à la manière dont son retour pourrait inquiéter l’actuelle direction du pays.
Ces propos
traduisent une vive frustration de la part des cadres du PPRD qui estiment que les enquêtes en cours sont liées à des tentatives de discréditer le parti et ses leaders.
Selon Kambere, l’origine de cette affaire remonte à une déclaration d’Aubin Minaku, vice-President du PPRD. Lors d’un meeting, Minaku aurait évoqué l’importance d’”actions concrètes” et mis fin aux “actions clandestines”, des propos qui, selon la justice, pourraient faire du PPRD un mouvement insurrectionnel.
Cependant, les cadres du PPRD ont vigoureusement nié toute intention insurrectionnelle, affirmant que cette interprétation était délibérément malveillante et exagérée.
L’audition de Kambere ne s’inscrit pas dans un cadre isolé, car plusieurs autres figures du PPRD, dont Aubin Minaku et Emmanuel Ramazani Shadary, ont également été convoquées.

