Deux jours seulement après avoir lancé un appel à la révolution populaire, l’artiste engagé Idengo Delcat a été assassiné à Goma ce jeudi matin. Son meurtre, survenu en pleine période de tension à l’Est de la RDC, soulève de nombreuses interrogations sur les raisons de son élimination.
Dans une vidéo publiée avant son assassinat, Idengo dénonçait avec force l’occupation de l’Est par différents groupes armés. Il affirmait que les M23, ADF et Cadeco opéraient sous des noms différents mais servaient un même objectif : s’emparer du territoire congolais.
« Ils nous tuent, pillent, volent et violent, mais cette fois on va résister. On ne va pas se laisser faire. On va même utiliser des pierres pour nous défendre s’il le faut. » a-t-il déclaré.
Ce message appelait le peuple congolais à la mobilisation face aux violences et aux tentatives d’occupation du pays.
Moins de 48 heures après cette déclaration, Idengo a été tué à Goma, dans des circonstances encore floues. Pour beaucoup, son assassinat n’est pas un simple fait divers, mais une exécution ciblée visant à faire taire une voix influente dans la résistance populaire.
Sa disparition brutale pose de graves questions sur la liberté d’expression en RDC et sur l’insécurité grandissante pour ceux qui osent dénoncer la situation dans l’Est.