Félix Wazekwa : « Ce que les gens confondent est que Gims et Dadju sont nommés  »ambassadeurs culturels » et non de la rumba congolaise…»

Reçu ce jeudi 03 Février 2022 à l’émission « Bosolo Na Politik », l’artiste musicien Félix Wazekwa n’a pas manqué de toucher un mot à ce sujet qui défraie la chronique musicale congolaise depuis un moment, à savoir la livraison des passeports diplomatiques à Gims et Dadju par le président de la République Démocratique du Congo Felix-Antoine Tshisekedi Tshilombo pour porter plus loin et partout la musique congolaise.

A en croire le patron de Cultura pays vie, les gens qui critiquent Gims et Dadju ne maitrisent pas la différence entre un ambassadeur culturel et l’ambassadeur de la rumba.

« Le chef de l’État a un pouvoir discrétionnaire dont il peut se servir sans avoir besoin de fournir des explications claires par rapport à ça. Expliquer clairement l’idée de Félix Tshisekedi sur l’octroi d’un passeport diplomatique à Dadju, je ne saurais pas le faire ; parce qu’il a le droit de livrer les passeports à qui il veut. Ce que les gens confondent est que Gims et Dadju sont nommés les ambassadeurs culturels et non de la rumba congolaise. C’est à dire qu’il y a un problème de compréhension de termes. Il faut tout d’abord comprendre avant de critiquer. Ce qui nous tue dans ce pays, c’est un problème de la définition des mots », lâche l’homme de Signature.

Et d’ajouter : « C’est qui d’abord un ambassadeur ? C’est une personne qu’un pays a choisi pour une mission quelconque. Que les gens ne le prennent pas dans un sens Politique, puisque c’est culturel. Même si encore les gens disent qu’ils ont eu des passeports, est-ce que Gims et Dadju ne peuvent pas faire de la rumba ? Et son featuring avec Fally Ipupa n’est-ce pas une rumba ? Avec Gaz Mawete, n’est-ce pas une rumba ? », s’interroge-t-il

Les 30 janvier dernier, le président congolais Félix Tshisekedi a accordé aux deux frères Djuna, Gandhi dit Gims et Dadju, le statut d’ambassadeur culturel du pays, une consécration qui a fait couler encre et salive, particulièrement dans le paysage musical congolais.

Hervé Kabwatila

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