Seth Kikuni : « Les poursuites annoncées contre Kabila relèvent clairement d’une tentative d’intimidation »

Ordi Mande
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L’opposant politique congolais Seth Kikuni a vivement réagi aux menaces de poursuites judiciaires brandies par le ministre de la Justice Constant Mutamba à l’encontre de l’ancien président Joseph Kabila. Pour lui ce jeudi que X, cette démarche n’a rien de juridique ni de légitime, mais s’inscrit plutôt dans une stratégie d’intimidation politique ciblant l’ensemble de l’opposition.

« Les poursuites annoncées contre Kabila relèvent clairement d’une tentative d’intimidation », affirme-t-il, dénonçant un acharnement politique dénué de fondement légal.

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Seth Kikuni rappelle que Joseph Kabila, en tant qu’ancien chef de l’État, bénéficie d’une immunité constitutionnelle qui le protège contre ce type de poursuites.

Il souligne également que le titre de « sénateur à vie » attribué à Kabila n’est pas un statut juridique à proprement parler, mais une reconnaissance symbolique de ses fonctions passées. Dès lors, toute tentative de le poursuivre apparaît comme une violation des principes républicains et un précédent dangereux pour la stabilité institutionnelle.

L’homme politique a dénoncé également un climat de tensions croissantes, notamment avec les récentes perquisitions visant Moïse Katumbi, une autre figure majeure du Katanga.

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Il y voit une volonté manifeste de marginaliser les leaders issus de cette province stratégique, au risque d’aggraver les fractures nationales. « En une semaine, deux figures katangaises ont été ciblées… Ces actions risquent d’envenimer les tensions, menaçant la cohésion nationale déjà fragile », prévient-il.

Le président de la Piste pour l’Emergence Kikuni appelle à la lucidité de leaders comme Sama Lukonde et Vital Kamerhe, qu’il exhorte à faire preuve de maturité politique pour éviter un glissement irréversible du pays vers l’autoritarisme.

Il met en garde contre un effondrement institutionnel accéléré par des actes perçus comme du « terrorisme d’État », citant l’interview récente de Kabila en Afrique du Sud pour appuyer ses propos. Selon lui, seule une mobilisation unifiée de l’opposition et de la société civile pourrait encore contenir la menace d’une dérive dangereuse.

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