RDC : Eve Bazaiba interdit les kermesses et concerts dans les centres de promotion sociale

Rédaction Mbote
3 Min Read

Le ministère des Affaires sociales, Actions humanitaires et Solidarité nationale siffle la fin de la récréation. Face à la prolifération d’activités festives et commerciales dans des espaces initialement dédiés à l’aide humanitaire, la Ministre d’État Eve Bazaiba Masudi a pris une décision radicale. Dans une note circulaire datée du 5 juin 2026, elle interdit formellement la tenue de kermesses, concerts et autres soirées dansantes au sein des infrastructures relevant de son secteur.

- Advertisement -

Cette mesure de salubrité publique et administrative, dont l’intégralité du document officiel est consultable sur les visuels, vise à restaurer la vocation première des établissements d’aide sociale de l’État.

Un constat amer de dérive commerciale

Comme le souligne le document visible, la Ministre d’État exprime son regret face à la « multiplication d’initiatives à caractère festif et commercial », observée notamment dans les enceintes et les cours des Centres de Promotion Sociale (CPS).

- Advertisement -

Eve Bazaiba tient à rappeler une vérité essentielle : ces infrastructures publiques ont été érigées et affectées exclusivement à l’encadrement des personnes vulnérables, à la formation, à la rééducation ainsi qu’à la mise en œuvre des politiques d’action sociale du gouvernement.

Transformer ces espaces en débits de boissons ou en salles de concert à ciel ouvert bafoue l’essence même de leur création.

Trois objectifs clairs pour protéger les vulnérables

L’interdiction, qui frappe toutes les manifestations festives (à but lucratif ou non), s’applique à l’ensemble des CPS, homes, instituts et autres sites du domaine des Affaires sociales.

Selon la circulaire, cette décision répond à trois impératifs majeurs :

  1. Préserver le caractère sacré, pacifique et humanitaire des institutions sociales.
  2. ⁠Garantir la sécurité, la salubrité et la quiétude des bénéficiaires et des pensionnaires pris en charge.
  3. ⁠Protéger le patrimoine immobilier, ainsi que le matériel didacticiel et technique de l’État souvent exposé aux dégradations lors de ces événements.

Tolérance zéro : Sanctions administratives et judiciaires à la clé

Sur la seconde page du document, la ministre tape du poing sur la table. Toutes les autorisations, occupations ou locations préalablement accordées à des tiers pour ce type d’événements sont annulées de plein droit.

Pour faire respecter cette directive, l’Inspection Générale des Affaires Sociales, les responsables administratifs et les autorités locales sont mobilisés en première ligne.

Eve Bazaiba se veut on ne peut plus claire quant aux conséquences pour les récalcitrants :

« Tout contrevenant (responsable du site ou organisateur) s’expose aux sanctions administratives et disciplinaires les plus sévères, sans préjudice des poursuites judiciaires pour violation de l’affectation des biens de l’État. »

À Kinshasa et à travers les provinces, les gestionnaires de centres sociaux sont prévenus : les cours des CPS devront retrouver le calme indispensable à l’encadrement des populations vulnérables.

Share This Article
Leave a Comment