Pour Maïka Munan, la scène musicale congolaise souffre d’un profond déséquilibre. Selon elle, seuls 20 % des artistes exerceraient leur métier avec sérieux, tandis que 80 % s’y engageraient par opportunisme, freinant ainsi l’émergence d’une création musicale authentique.
« Au Congo, on a une proportion de 20 % de professionnels qui sont étouffés par 80 % d’amateurs. Ces 80 %-là ne viennent dans le métier que par opportunisme. Ils étouffent un peu ceux qui veulent faire de vraies choses », affirme-t-elle.
Cette situation, poursuit-elle, se reflète dans la production musicale actuelle. Le marché serait saturé de titres formatés et dépourvus d’originalité. « Sur dix chansons, neuf sont créées sur une même grille. C’est un manque de créativité et un manque de courage artistique », déplore Maïka Munan.

