Dans un contexte de tensions politiques exacerbées en République Démocratique du Congo, le couple formé par Patrick Nkanga et Francine Muyumba, deux figures importantes du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), a été convoqué par la justice militaire.
Cette convocation intervient alors que le président Félix Tshisekedi a à plusieurs reprises accusé l’ancien président Joseph Kabila, fondateur du PPRD, d’être le “commanditaire” de la rébellion du M23 dans le but de renverser le pouvoir en place.
Patrick Nkanga et son épouse Francine Muyumba, tous deux cadres influents du PPRD, sont ainsi visés par cette offensive judiciaire du régime Tshisekedi. Un porte-parole du parti, Kambere, a dénoncé sans ambages une tentative d'”imposer la dictature et la pensée unique” de la part du président.
Malgré les menaces de dissolution qui pèsent sur le PPRD, Kambere a assuré que le parti ne se laissera pas intimider. Cette convocation s’inscrit dans un contexte plus large de tensions politiques, marqué par l’interdiction de sortie du territoire pour deux autres figures de l’opposition, Aubin Minaku et Ramazani Shadary.
Ces derniers sont soupçonnés par les services de renseignement militaire d’entretenir des “liens directs” avec les rebelles du M23, dans un climat de crise sécuritaire persistante à l’est du pays.
Pour les observateurs, cette offensive du régime Tshisekedi contre le couple Nkanga-Muyumba et d’autres cadres du PPRD témoigne d’une volonté de marginaliser l’opposition, qu’il accuse de collusion avec la rébellion, dans un effort pour consolider son pouvoir.
Cette escalade des tensions politiques fragilise davantage la stabilité du pays et soulève des interrogations quant à la capacité du président Tshisekedi à rassembler l’ensemble des forces politiques pour faire face aux défis sécuritaires auxquels est confrontée la RDC.

