Le pasteur Paul Mukendi, fondateur du Centre évangélique “Parole de Vie”, a été enlevé jeudi soir juste après le culte dans son église de Kinshasa. Selon le média Ouragan FM sur Twitter qui cite sa conseillère en communication, le prédicateur a été emmené par une quarantaine d’hommes armés qui ont encerclé l’édifice religieux.
Un enlèvement dans un contexte de controverses
Connu pour ses prises de position parfois politiques et critiques envers l’Occident, le pasteur Paul Mukendi fait l’objet de nombreuses controverses depuis plusieurs années. En 2019, il avait été condamné à 8 ans de prison au Canada pour des agressions sexuelles sur mineure, des menaces de mort et de la fraude fiscale.
Avant d’entamer sa peine, il avait fui au Congo en 2021, profitant de l’absence de traité d’extradition entre les deux pays. Depuis, il continue librement ses activités religieuses à Kinshasa, malgré les vives critiques sur ses pratiques jugées sectaires et manipulatrices.
L’intervention des autorités congolaises
Selon les informations recueillies, une quarantaine d’hommes armés ont encerclé l’église du pasteur Mukendi jeudi soir, juste après le culte, pour l’enlever. “Les militaires ont encerclé l’église et ont enlevé le pasteur. Ils veulent le pasteur”, a dénoncé un proche du prédicateur.
Les autorités congolaises n’ont pas encore communiqué sur cet événement. Cependant, il semble que le pasteur Mukendi ait été conduit au siège du Conseil National de Sécurité (CNS).
Des réactions contrastées
Cet enlèvement suscite des réactions contrastées au sein de la société congolaise. Certains condamnent fermement cette action, y voyant une atteinte à la liberté de culte, tandis que d’autres saluent l’intervention des forces de l’ordre contre un prédicateur controversé.
“Nous demandons la libération immédiate du pasteur Mukendi. C’est une atteinte inacceptable à la liberté de religion”, a réagi un proche du prédicateur.
De leur côté, des observateurs estiment que cet enlèvement pourrait être lié aux critiques du pasteur envers le nouveau gouvernement Suminwa II, qu’il juge peu inspirant.


