Koffi Olomidé a exprimé son mécontentement envers Kool Matope, artiste musicien gospel, pour avoir désigné son épouse Cindy Le Cœur uniquement par son prénom “Candy” lors d’une émission, au lieu d’utiliser son nom de scène. L’artiste rumba congolais y voit un manque de respect envers celle qu’il considère comme la deuxième Première dame de la République.
Une polémique de vocabulaire qui cache plus
Koffi Olomidé ne mâche pas ses mots. Lors d’une récente prise de parole, le roi de la rumba congolaise a exprimé son agacement face au choix lexical de Kool Matope. Durant son intervention sur Top Congo FM, le pasteur et musicien gospel aurait systématiquement appelé Cindy Le Cœur par son prénom “Candy”, délaissant délibérément le nom de scène qui l’a rendue célèbre. Pour Koffi, cette décision n’est pas anodine : elle traduit une forme de mauvaise foi et de manque de respect envers une artiste qu’il présente comme figure majeure du Congo.
« Pourquoi a-t-il eu du mal à citer Cindy Le Cœur ? Pendant toute son intervention, il l’a appelée Candy. Je n’ai pas aimé. Il m’a déçu », déclare Koffi avec frustration. Il poursuit son raisonnement en soulevant une contradiction : Kool Matope lui-même s’appelle Léon de son vrai nom, or personne ne l’appelle ainsi continuellement. Cette observation soulève une question plus large sur la reconnaissance professionnelle et le respect des identités artistiques dans le milieu musical congolais.
Un passé artistique commun revisité
La relation entre Cindy Le Cœur et Kool Matope remonte bien avant son ascension fulgurante aux côtés de Koffi Olomidé. Aux débuts de la carrière de Cindy dans les années 2000, elle collaborait activement avec plusieurs artistes gospel congolais, notamment Kool Matope, évoluant comme choriste et jeune chanteuse en apprentissage. Cette période formative a grandement contribué à développer sa voix et son expérience musicale avant sa transition décisive vers la rumba congolaise.
Kool Matope, reconnu comme une figure majeure du gospel congolais, pasteur et musicien ayant encadré plusieurs artistes devenus célèbres, incarnait un mentor de cette époque gospel. Plusieurs biographies soulignent que Cindy a littéralement “fait ses premiers pas” musicaux aux côtés de Kool Matope avant de devenir l’une des voix féminines les plus emblématiques de la rumba congolaise moderne.
Une officialisation qui change la donne
Cindy Le Cœur et Koffi Olomidé forment depuis 2007 l’un des duos artistiques les plus commentés de la musique congolaise. Rejoignant le groupe Quartier Latin International comme soprano et directrice artistique, Cindy a rapidement développé une complicité musicale avec Koffi qui a captivé le public. Leur duo a été souvent comparé à celui de légendes comme Tabu Ley et Mbilia Bel, définis par la chimie artistique autant que par la connexion personnelle.
Pendant longtemps, les deux artistes ont entretenu le mystère autour de leur relation privée, malgré les rumeurs persistantes dans les médias et réseaux sociaux. Cependant, entre 2025 et 2026, plusieurs déclarations publiques ont confirmé la réalité : ils étaient officiellement ensemble depuis des années. Cindy a révélé un mariage coutumier en 2008, suivi d’un mariage civil en 2012, avant une cérémonie publique grandiose à Kinshasa en février 2026. Cette officialisation a transformé Cindy en épouse de Koffi, renforçant son statut de figure majeure dans la vie publique congolaise.
Le respect du nom : plus qu’une question de vocabulaire
Pour Koffi, la critique adressée à Kool Matope dépasse la simple question du vocabulaire. Elle touche à la reconnaissance de l’importance de Cindy Le Cœur dans le paysage culturel congolais. « Si le président de la République appelle ma femme Cindy Le Cœur, pourquoi pas lui ? » interroge Koffi, évoquant une rencontre où le chef de l’État aurait salué Cindy en utilisant son nom de scène et son statut de belle-sœur politique.
Koffi pousse la critique plus loin en remettant en question l’intégrité de Kool Matope lui-même. Il souligne que Cindy avait chanté pour ce dernier et lui avait offert « son plus grand vocal », suggérant une forme d’ingratitude ou de mépris de la part du pasteur-musicien. « Je recommande à sa femme de lui dire qu’il est un menteur », conclut Koffi, ajoutant une dimension personnelle à un débat qui semblait d’abord professionnel.