JB Mpiana a réagi avec sérénité aux déclarations polémiques de Djo K Kabengele à son sujet. L’artiste rejette les querelles médiatiques et réaffirme son amitié fraternelle avec le journaliste, tout en critiquant l’acharnement dont il estime être victime.
Défendre l’hospitalité contre la médisance
JB Mpiana a choisi de désamorcer la tension croissante avec Djo K Kabengele en adoptant une perspective philosophique sur l’hospitalité. Face aux déclarations du journaliste selon lesquelles il aurait mangé du fufu chez lui à trois heures du matin avant de repartir avec ses assiettes jusqu’à ce jour, l’artiste refuse de voir du scandale : “Manger chez autrui, est-ce que c’est mal ?”
Cette question rhétorique pose les fondations de sa réponse. JB Mpiana réinterprète le geste d’hospitalité, rejetant l’idée qu’il serait motif de honte ou d’humiliation. Il établit une distinction cruciale entre l’acte de manger chez quelqu’un et la nécessité ou la pauvreté : “Manger chez quelqu’un ne signifie pas que tu manques de quelque chose.” Pour JB Mpiana, les raisons qui poussent une personne à manger chez autrui sont multiples et légitimes. “Tu peux manger chez quelqu’un parce que on t’a invité. Tu peux manger chez quelqu’un parce que c’est toi qui as financé.”
L’artiste élève ensuite le débat en transformant l’hospitalité en honneur : “Manger chez quelqu’un, c’est un honneur, c’est une marque de confiance.” Cette affirmation renverse la narrative négative portée par Djo K. Pour JB Mpiana, accueillir quelqu’un à sa table est un privilège, un témoignage de respect mutuel. Il illustre son propos de manière évocatrice : “Quand Binadam mange chez toi, c’est un honneur.” En invoquant le nom symbolique de “Binadam” (littéralement “quelqu’un” en lingala, mais aussi évocation du frère universel), il transcende l’anecdote personnelle pour en faire une question d’humanité.
JB Mpiana conclut en balayant les critiques : “Donc, toutes ces histoires-là, ce sont des futilités.” Cette formulation exprime clairement son désintérêt pour une polémique qu’il considère comme triviale et indigne d’attention. Il apaise enfin les tensions en requalifiant la relation : “Djo K, c’est mon frère.”
Un refus de rentrer dans le jeu des querelles publiques
JB Mpiana va plus loin en refusant de participer à la escalade médiatique. Concernant les tensions entre Djo K et Roger Ngandu, l’artiste établit une hiérarchie claire : “Djo K et Roger Ngandu sont des frères. Aucun d’eux ne voudra tuer quelqu’un.” Cette phrase, chargée d’implicite, suggère que les querelles publiques restent dans le domaine des paroles et ne doivent pas être prises au sérieux. L’artiste minimise ainsi la gravité perçue du conflit.
Il poursuit en défendant la maturité de l’entourage : “Roger Ngandu n’est pas un gamin.” Cette observation insiste sur le fait que les personnes impliquées dans ces tensions sont suffisamment expérimentées pour résoudre leurs différends sans escalade. JB Mpiana se positionne ensuite comme victime collatérale d’une polémique qui le dépasse : “Pourquoi cet acharnement contre JB ? Qu’est-ce que mon nom vient faire dans leurs affaires ?” Ces questions révèlent une frustration face à l’utilisation de son nom dans des débats dont il dit ne pas être le vrai protagoniste.
Finalement, JB Mpiana se retire du débat en annonçant son intention de silence : “Je ne ferai aucun commentaire dans ce dossier.” Cette déclaration marque une frontière nette entre son engagement en faveur de la paix et son refus de nourrir davantage la polémique.
Une polémique enracinée dans les tensions professionnelles
La controverse entre JB Mpiana et Djo K Kabengele plonge ses racines dans le passé professionnel des deux hommes. Ancien proche et collaborateur de JB Mpiana, Djo K a affirmé publiquement qu’il avait énormément contribué à la carrière du légendaire “Papa Chéri”, allant jusqu’à prétendre qu’il l’avait aidé à devenir populaire après la dissolution historique de Wenge Musica. Ces déclarations ont provoqué une onde de choc parmi les fans de JB, nombreux à accuser le journaliste d’ingratitude et de manque de respect envers une figure incontournable de la rumba congolaise.
La tension s’est aggravée en 2026 lorsque Djo K s’est retrouvé au cœur d’une altercation verbale avec l’entourage de JB Mpiana, alimentée par des accusations sensibles relayées dans diverses émissions et vidéos sur les réseaux sociaux. Cette escalade a suscité l’intervention de figures respectées du milieu musical, comme Félix Wazekwa, qui ont publiquement appelé Djo K à la prudence et à l’apaisement des tensions.
Malgré tout, la gestion sereine de JB Mpiana pourrait servir de modèle dans un contexte où les tensions entre chroniqueurs musicaux et artistes marquent récemment le paysage du showbiz congolais. Son approche, mélange de dignité et de refus de donner un écho amplifié aux querelles personnelles, contraste avec les réactions plus agressives que d’autres auraient adoptées.