Le comédien ivoirien pointe du doigt les différences de traitement sur scène entre le chanteur congolais et des artistes comme Tayc.
La prestation de Fally Ipupa lors de son récent concert au Sofitel Ivoire d’Abidjan n’a pas manqué de susciter des réactions parmi les observateurs de la scène artistique ivoirienne. Parmi eux, le comédien Goho Michel, qui n’a pas mâché ses mots pour commenter un geste particulier du chanteur congolais.
Lors de son show, Fally Ipupa a en effet invité sur scène une ivoirienne pour danser sur l’un de ses titres, la célèbre rumba “Amore”. Une interaction qui a visiblement marqué Goho Michel, qui n’a pas hésité à la comparer à ce qui se passe habituellement avec d’autres artistes français d’origine africaine, en particulier Tayc.
“C’est parce que c’est Fally Ipupa, si c’était Tayc il y a longtemps tu avais fait jumeau sur scène”, a-t-il écrit sur son compte Facebook, en accompagnant son message d’une vidéo de la scène en question.
Une référence explicite aux concerts souvent polémiques de Tayc, où l’artiste français d’origine camerounaise n’hésite pas à adopter des comportements particulièrement osés sur scène, allant jusqu’à sortir des sous-vêtements féminins pour les renifler devant le public.
Goho Michel semble ainsi dénoncer le traitement de faveur réservé à Fally Ipupa, qui a pu inviter une spectatrice à danser avec lui sans que cela ne soulève de véritables controverses. Une différence de traitement qu’il estime injuste, comparée aux réactions suscitées par les prestations sulfureuses de Tayc.
Au-delà de l’artiste congolais, c’est plus largement la perception différenciée des comportements scéniques selon l’origine des artistes que pointe du doigt le comédien ivoirien. Un sujet sensible qui soulève régulièrement des débats animés au sein de la communauté artistique locale.
Avec ce commentaire acerbe, Goho Michel apporte ainsi un regard critique sur les dynamiques de pouvoir et de représentation qui traversent encore la scène musicale africaine. Une prise de position qui ne manquera pas de relancer les discussions autour de ces questions délicates.
