Fally Ipupa : « Mon premier producteur Claude Mosay n’y a pas cru en moi, mais David Monsoh a vu quelque chose en moi »

Fally Ipupa revient sur ses débuts chaotiques quand son premier producteur l'a abandonné. C'est David Monsoh qui a cru en lui. 20 ans plus tard, il remplit le Stade de France. Une histoire de vision contre l'aveuglement.

Redaction Mbote
5 Min Read

Il y a une cruauté dans les débuts de carrière des artistes africains. Claude Mosay avait cru en Fally Ipupa au départ. Il s’était investi. Mais quelque chose s’est passé. Un appel. Une conversation. Une décision. Et soudain, il n’y croyait plus. Fally Ipupa était devenu un poids. Un risque. Quelque chose à abandonner. Mais David Monsoh a regardé le même artiste que Claude Mosay rejetait, et il a vu quelque chose de différent. Il a vu le futur. Il a vu un génie. Et 20 ans plus tard, pendant que Fally Ipupa remplit le Stade de France pour la deuxième fois, Claude Mosay regarde de loin. Invisible. Oublié.

Claude Mosay : quand on jette un diamant parce qu’on ne sait pas le reconnaître

« Mon premier producteur, Claude Mosay Événement, n’avait pas cru en moi. » C’est une phrase simple. Mais elle porte le poids de toutes les trahisons du monde. Parce que Claude Mosay avait eu la chance. Il avait eu Fally Ipupa entre les mains avant que personne d’autre ne le découvre. Il avait eu le privilège d’être le premier. Le premier à construire. Le premier à croire. Mais il a échoué. Ou pire, il a renoncé.

- Advertisement -

Et Fally Ipupa ne cache pas son mépris. Parce qu’il sait maintenant ce que Claude Mosay aurait pu être. Il aurait pu être le producteur d’une superstar africaine. Il aurait pu être la main derrière le génie. Mais il a choisi de ne pas y croire. Et maintenant, son nom est relégué aux oubliettes. Personne ne le connaît. Personne ne s’en souvient. Claude Mosay est devenu un fantôme. Et c’est sa punition pour ne pas avoir cru.

David Monsoh : le visionnaire qui a vu ce que d’autres ne voyaient pas

« Finalement, il avait cédé l’album à David Monsoh, qui, lui, était visionnaire. Il avait déjà vu quelque chose en moi. » C’est ici que l’histoire bascule. Parce que David Monsoh n’a pas juste reçu un album abandonné. David Monsoh a reçu une responsabilité. Une chance. Une mission. Et contrairement à Claude Mosay, David Monsoh a eu le courage de croire. Le courage de regarder le même produit que tout le monde rejetait et de dire : « Je vois quelque chose. Je vois un artiste. Je vois un futur. »

Et c’est cela qui sépare les grands producteurs des producteurs oubliés. C’est cette capacité à voir au-delà du présent. À voir le potentiel quand personne d’autre ne le voit. David Monsoh l’avait. Et en acceptant cet album que Claude Mosay avait rejeté, David Monsoh a créé l’histoire. Il a créé le futur. Il a créé une légende. Et maintenant, quand on parle des producteurs qui ont changé la musique africaine, David Monsoh est là. Visible. Immortalisé.

- Advertisement -

20 ans après : le jugement définitif de l’histoire

Huit albums à succès. Deux Stade de France. Une carrière de légende. Et tout cela a commencé parce que David Monsoh a cru quand Claude Mosay ne croyait pas. C’est un jugement définitif. C’est l’histoire qui rend son verdict. Et le verdict est implacable : celui qui a cru avait raison. Celui qui n’a pas cru avait tort. Et les torts ne se réparent jamais en Afrique. Ils s’accumulent. Ils deviennent des regrets éternels.

Fally Ipupa sait cela. C’est pourquoi il parle de David Monsoh comme d’un visionnaire. Pas comme d’un producteur. Pas comme d’un partenaire. Comme d’un sauveur. Parce que sans David Monsoh, Fally Ipupa n’existe pas. Et Claude Mosay ? Claude Mosay est juste une note en bas de page. Une erreur. Une opportunité manquée. C’est la cruauté du succès en Afrique. Elle réécrit l’histoire. Elle efface ceux qui n’y ont pas cru.

Share This Article
Leave a Comment