Deplick Pomba revient sur ses critiques précédentes en rendant un hommage appuyé à Ferre Gola et Fally Ipupa. Il reconnaît que ces artistes sont des “grands bosseurs” qui produisent du contenu de qualité, contrairement à certains de ses pairs qu’il juge moins rigoureux.
Un hommage aux “vrais travailleurs” de la rumba
Après ses critiques envers sa génération, Deplick Pomba nuance son propos en mettant en avant les artistes qui, selon lui, incarnent le professionnalisme et la rigueur artistique. « Quand tu écoutes l’amour illusoire de Ferre Gola, ou Fally Ipupa, ces vieux-là travaillent », affirme-t-il, reconnaissant l’engagement de ces deux figures majeures de la musique congolaise. Cette déclaration marque un tournant dans son discours, passant de la critique générale à l’admiration pour ceux qu’il considère comme des modèles de travail acharné. Le surnom péjoratif « ces vieux-là » s’accompagne paradoxalement d’un éloge sincère de leur dévouement artistique.
Deplick poursuit en soulignant la qualité musicale produite par Ferre Gola et Fally Ipupa. « Du côté artistique, c’est des grands bosseurs, quand ils entrent en studio, ils sortent des vraies chansons », explique-t-il, établissant une hiérarchie claire entre ces artistes reconnus et ceux de sa génération qui, implicitement, produiraient un contenu moins substantiel. Cette reconnaissance publique de la supériorité artistique de ses aînés constitue un contraste frappant avec les critiques antérieures de Deplick envers les agissements de sa génération.
L’essence du métier : la rigueur en studio
Les propos de Deplick révèlent une compréhension profonde de ce qui distingue les véritables artistes des simples communicants médiatiques. En soulignant que Ferre Gola et Fally Ipupa « sortent des vraies chansons » du studio, il identifie le cœur du travail artistique : la création authentique et soignée. Cette distinction entre le travail de composition-enregistrement et la simple médiatisation résume la critique plus large adressée à sa génération. Deplick semble suggérer que le véritable succès réside dans la qualité intrinsèque de l’œuvre musicale, non pas dans les apparences ou les déclarations grandiloquentes. Son hommage à ces deux légendes devient ainsi un plaidoyer implicite pour un retour aux fondamentaux du métier d’artiste.