Dans une lettre poignante, le rappeur belgo-congolais Damso a dressé un tableau sombre de la situation actuelle en République Démocratique du Congo, tout en adressant un appel solennel au Président Félix Tshisekedi.
La crise sécuritaire à l’Est
Damso déplore que “pendant que les discours se multiplient à Kinshasa, les bombes tombent sur Goma, Beni et Ituri”, faisant disparaître des “familles entières dans le silence”. Il dénonce une frontière “ouverte comme une plaie” où “le sang de l’Est est devenu une marchandise”.
Le délabrement du système de santé
Dans un pays “au sous-sol inestimable”, le rappeur regrette que “certains hôpitaux fonctionnent encore à la bougie” et que “les budgets de santé disparaissent dans des poches sans conscience”.
La crise de l’éducation
Malgré la gratuité scolaire, Damso déplore des “conditions indignes” d’apprentissage, sans “enseignants payés” ni “respect du corps enseignant”, rendant l’école source “d’illusions et de désordre”.
L’omniprésence de la corruption
Le rappeur décrit la corruption comme “la langue officielle du pays”, avec des “scandales étouffés” et une impunité généralisée “où tout le monde sait, tout le monde se tait, tout le monde profite”.
Les inégalités économiques
Damso souligne l’écart criant entre une “croissance” annoncée et une population qui “survit avec moins de deux dollars par jour”, tandis que “les ressources nationales enrichissent d’autres nations”.
Face à ce constat accablant, Damso appelle le Président Tshisekedi à un “sursaut” et à une “gouvernance honnête, juste et déterminée” pour “redonner foi au peuple” et honorer la mémoire des “martyrs” du Congo.