Le prophète Joël Francis Tatu, figure controversée du paysage religieux congolais, est revenu dimanche sur la polémique liée à ses déclarations concernant l’utilisation d’une connexion Wi-Fi sans autorisation. Face à son assemblée, il a cherché à apporter des explications, tout en s’appuyant sur des références bibliques.
Une affaire largement commentée sur les réseaux sociaux
Lors d’une précédente intervention, Joël Francis Tatu avait affirmé s’être connecté au Wi-Fi d’un passager dans un avion, sans autorisation explicite, en invoquant une révélation prophétique. Ces propos avaient alors suscité de nombreuses réactions et débats sur les réseaux sociaux.
Dimanche, depuis la chaire de son église Portes des Cieux, le responsable religieux a reconnu l’ampleur prise par cette affaire. “Tout le monde parle de la Wi-Fi ces derniers temps… on veut même nous dire, à nous prophètes, si on doit avoir la permission ou pas de nous connecter au Wi-Fi”, a-t-il déploré.
L’invocation de l’obéissance spirituelle
Pour justifier son acte, Joël Francis Tatu a fait référence à un épisode biblique, citant l’exemple de Jésus demandant à ses disciples de prendre un âne qui ne leur appartenait pas.
Selon le prophète, cela montre que dans certaines circonstances, l’obéissance spirituelle prime sur les règles ordinaires. Il considère donc que son utilisation du Wi-Fi sans autorisation était légitimée par une révélation divine.
Un personnage public controversé
Joël Francis Tatu est une figure publique connue pour ses prises de position et pratiques parfois sujettes à débat. Outre son ministère religieux, il a notamment été impliqué dans des engagements politiques et ses consultations payantes ont suscité des critiques.
Ses déclarations publiques, qu’elles soient d’ordre religieux ou social, lui valent à la fois un large soutien parmi certains fidèles et des critiques de la part d’autres observateurs.
Avec cette nouvelle polémique, le prophète congolais se retrouve une fois de plus au cœur d’une controverse qui soulève des questions sur les limites de l’obéissance spirituelle invoquée par les leaders religieux.

