L’affaire impliquant la chanteuse congolaise Rebo Tchulo continue de susciter de vives réactions au sein de l’opinion publique. Lors de la dernière audience tenue ce jeudi 11 juin 2026 devant le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema, l’avocat de l’artiste, Me Jean-Marie Kabengela Ilunga, a fermement rejeté les accusations liant sa cliente à l’intervention des militaires dans l’interpellation d’un chauffeur présenté comme un voleur.
Selon l’avocat, aucune preuve ne démontre un quelconque contact entre la chanteuse et les éléments des forces armées impliqués dans cette affaire. « Aucun militaire ne possède le numéro de notre cliente. Tout ce qui a été diffusé sur les réseaux sociaux visait à nuire à son image », a-t-il déclaré, dénonçant ce qu’il qualifie de campagne de désinformation visant à ternir la réputation de son cliente.
Ces déclarations viennent renforcer la ligne de défense adoptée depuis le début de la procédure, qui consiste à dissocier totalement l’artiste des actes reprochés aux militaires poursuivis pour des faits présumés de torture.
À l’issue de cette audience, le tribunal a décidé de renvoyer une nouvelle fois l’affaire au 25 juin 2026, prolongeant ainsi l’attente autour de ce dossier très médiatisé.
Alors que les débats se poursuivent, cette affaire met en lumière les enjeux liés à la responsabilité, à l’usage des réseaux sociaux et à la présomption d’innocence dans des dossiers judiciaires sensibles en République démocratique du Congo.