Dans un communiqué de presse, l’Agence Nationale de l’Électrification et des Services Énergétiques en milieux rural et périurbain (ANSER) a fait le point sur les progrès réalisés dans le cadre de sa mission d’électrification rurale en République démocratique du Congo. L’agence a également apporté des précisions sur l’évolution du projet de construction de la centrale hydroélectrique de Mbombo.
Des avancées significatives dans l’électrification rurale
En cinq ans, l’ANSER a connu une dynamique croissante de déploiement de ses projets, passant de 49 à 65 projets répartis sur 53 territoires de la RDC, ainsi que dans les villes de Kinshasa, Mbuji-Mayi et Kananga. Par ailleurs, 26 ouvrages seront finalisés d’ici la fin du mois d’octobre, permettant d’impacter près d’un million de personnes.
Cependant, l’ANSER souligne que ces résultats encourageants nécessitent encore plus de soutien financier du pouvoir public pour finaliser l’ensemble des projets, qui affichent un taux d’exécution physique moyen de 53% contre un taux de paiement global de 28%.
Le Fonds Mwinda, un levier financier national désormais opérationnel
L’ANSER se félicite également de l’opérationnalisation effective du Fonds Mwinda, un instrument financier novateur destiné à catalyser les investissements privés dans l’électrification rurale et périurbaine. Grâce au soutien de la Banque Mondiale et de la Global Energy Alliance for People and Planet (GEAPP), un premier appel à projets a été lancé, marquant une étape décisive pour l’accès universel à l’électricité en RDC.
Le projet Mbombo : des avancées réelles malgré les défis
Concernant la centrale hydroélectrique de Mbombo, l’ANSER a précisé que les études techniques sont quasi-achevées et que des travaux préparatoires préliminaires ont été réalisés sur le site du projet. Cependant, les contraintes liées à la situation sécuritaire dans l’Est du pays ont ralenti l’implication des partenaires privés initialement identifiés, tandis que l’État congolais fait face à des difficultés budgétaires dues aux efforts de financement de la guerre.
L’ANSER souligne que le montage financier de ce projet, qui se veut du type partenariat public-privé (PPP), attend l’implication du gouvernement afin que sa contribution financière soit le catalyseur attendu pour attirer le secteur privé.
Malgré ces défis, l’ANSER demeure pleinement engagée à poursuivre sa mission d’électrification du Congo profond, avec pour objectif d’atteindre 62% de taux d’accès à l’électricité d’ici 2030.


