La plénière de l’Assemblée nationale a été marquée ce jeudi par une déclaration tranchante de Vital Kamerhe à l’endroit du président de la Cour constitutionnelle, Dieudonné Kamuleta. Alors que ce dernier avait justifié l’ouverture d’un procès contre l’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo, Kamerhe a dénoncé une violation des procédures parlementaires et un excès de pouvoir.
« En quelle qualité peut-il interpréter la loi ? Il est président de la Cour constitutionnelle, mais il n’est pas la Cour constitutionnelle », a lancé Vital Kamerhe, en réaction aux propos de Kamuleta. L’élu du Sud-Kivu remet ainsi en cause la légitimité des déclarations du président de la haute juridiction, affirmant qu’aucune levée d’immunité n’a été validée par la plénière, comme l’exige la Constitution.
Lle député Matata Ponyo est visé par une procédure judiciaire pour des faits présumés de détournement. Pour Kamerhe, cette action viole les prérogatives du Parlement et crée un dangereux précédent sur le respect de la séparation des pouvoirs.
L’affaire continue de susciter de vifs débats au sein de l’opinion et au Parlement, où plusieurs voix appellent au strict respect des procédures constitutionnelles et à la préservation de l’équilibre institutionnel.

