Le général Israël Kantu, commandant de la ville, a récemment été confronté à une découverte troublante : un officier de confiance, le colonel qui l’accompagnait régulièrement dans ses missions, serait au cœur d’un réseau de faux policiers.
Selon les premières informations rapportées par Ebale ya mozindo, cet officier supérieur est soupçonné d’avoir recruté et encadré des individus non enrôlés dans les rangs de la police, mais qui se faisaient passer pour des agents en uniforme. Ces faux policiers servaient à des fins d’intimidation, de rançonnement, voire d’exécution de tâches douteuses sous couverture d’autorité publique.
La situation met en lumière un malaise plus profond au sein des services de sécurité dans la capitale. D’après plusieurs sources concordantes, certains commandants d’unités subordonnées utiliseraient également des civils comme éclaireurs ou indicateurs pour surveiller, menacer ou collaborer à des opérations illégales. Ces pratiques contribuent à la détérioration du climat de confiance entre les forces de l’ordre et la population kinoise.
La hiérarchie policière n’a pas encore publié de communiqué officiel, mais des enquêtes internes auraient été ouvertes pour identifier l’étendue du réseau et les responsables impliqués. Pour beaucoup d’observateurs, cette affaire illustre le besoin urgent de réformes structurelles au sein de la police urbaine de Kinshasa.