Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont dénoncé, dans un communiqué rendu public le 8 août, une série d’atrocités attribuées à la coalition RDF/M23-AFC dans la province du Sud-Kivu. L’armée congolaise évoque des « assassinats en masse » de civils et un « recrutement forcé » de jeunes, y compris des mineurs.
Selon le communiqué signé par le major Nestor Maudisa Kamba Mayoyo, porte-parole de la Troisième Zone de Défense, plus de 80 personnes auraient été « lâchement abattues » le 4 août au village de Nyabarongo, dans la chefferie de Buhavu, territoire de Kalehe. Un autre incident, survenu le 24 juillet à Lumbishi dans la même chefferie, aurait coûté la vie à six civils, dont deux mineurs, « sous prétexte d’une résistance à transporter des armes et munitions ».
Les FARDC accusent également la coalition armée de recruter de force des jeunes et des mineurs pour intégrer ses rangs, un acte que l’armée qualifie de « crime imprescriptible » au regard du droit international humanitaire.
« Ces ennemis de la paix sèment la terreur dans les zones qu’ils occupent », déplore le communiqué, appelant à la condamnation de ces actes par la communauté nationale et internationale.
Ces accusations interviennent alors que les violences persistent dans l’est de la RDC, malgré les appels répétés à un cessez-le-feu et à une solution politique au conflit.