C’est un retour qui s’annonce hautement symbolique et politiquement lourd de sens. Joseph Kabila, ancien président de la République démocratique du Congo, s’apprête à regagner le pays dans les prochains jours, mettant fin à un long exil discret entre Kigali (Rwanda) et Kampala (Ouganda), selon des informations relayées par Jeune Afrique.
L’ancien chef de l’État, qui avait quitté le devant de la scène après avoir cédé le pouvoir à Félix Tshisekedi en 2019, a confirmé son retour dans une correspondance privée, évoquant un retour « incessant » sur sa terre natale.
Ce retour devrait se faire par la ville de Goma, située dans l’Est de la RDC, une région actuellement sous influence du mouvement rebelle M23, ce qui ajoute une dimension sensible à cette réapparition publique.
Ce retour est perçu par plusieurs observateurs comme un événement majeur sur l’échiquier politique congolais, alors que le pays sort d’un processus électoral tendu et que les tensions sécuritaires persistent dans l’Est, en particulier dans les zones contrôlées par les groupes armés.
Kabila, président de la RDC de 2001 à 2019, a été accusé par son successeur Félix Tshisekedi comme le patron de l’AFC/M23. Il était resté silencieux ces dernières années, entretenant un mystère sur ses intentions politiques.
Son retour pourrait donc raviver les débats sur son avenir dans la vie publique congolaise, sur son rôle au sein du Front Commun pour le Congo (FCC), sa famille politique, et sur ses relations avec le régime actuel.

