Dans un message publié sur son compte X (anciennement Twitter), le pasteur Marcelo Tunasi a tiré la sonnette d’alarme sur les conséquences multiples et profondes des embouteillages dans la ville de Kinshasa. Dépassant le simple désagrément lié à la mobilité urbaine, il décrit un véritable fléau qui affecte la santé physique, la stabilité psychologique, la cohésion sociale et l’économie de la capitale congolaise.
Le pasteur évoque d’abord les souffrances corporelles engendrées par des heures passées à l’arrêt dans des véhicules mal ventilés : fatigue chronique, douleurs musculosquelettiques (dos, cervicales, jambes), troubles respiratoires liés à la pollution, et sommeil perturbé à cause des trajets interminables.
Sur le plan social, les embouteillages désorganisent la vie familiale et communautaire : parents absents du foyer, enfants en retard à l’école, baisse de la qualité des relations humaines, et effritement du tissu communautaire, faute de temps pour les activités collectives.
Le stress permanent, l’irritabilité, l’agressivité sur les routes et même la dépression sont cités comme conséquences psychologiques directes. Marcelo Tunasi parle d’un véritable burn-out urbain, né d’une sensation d’impuissance face à une routine oppressante et inefficace.
En effet, les pertes économiques sont considérables : baisse de productivité nationale, surcoût du transport, désintérêt des investisseurs pour une ville paralysée, et pertes journalières pour les travailleurs du secteur informel (vendeurs, livreurs, artisans, etc.).
Dans sa publication, le pasteur Tunasi rappelle que les embouteillages ne sont pas qu’un problème de mobilité, mais une question de santé publique, de stabilité mentale, de cohésion sociale et de développement économique. Il appelle à une prise de conscience collective et renouvelle son engagement pour une réforme en profondeur de la circulation à Kinshasa.

