« S’il ose, il me verra devant lui » : Martin Fayulu met en garde Félix Tshisekedi sur le changement de la Constitution

Rédaction Mbote
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Devant une foule d’étudiants survoltés à l’ISIC de Kinshasa, Martin Fayulu a rappelé qu’il n’avait rien perdu de sa combativité. Le leader de l’opposition a choisi ce cadre académique pour lancer un avertissement on ne peut plus clair au camp présidentiel : toucher à la Loi fondamentale, c’est franchir le point de non-retour.

La « ligne rouge » est tracée

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Pour Fayulu, il n’y a pas de place pour le compromis ou le débat technique. « La ligne rouge, c’est le changement de la Constitution », a-t-il lâché, provoquant des applaudissements dans l’assistance. Pour lui, toute velléité de réforme ou de révision est perçue comme une manœuvre pour s’éterniser au pouvoir, et il ne compte pas rester spectateur.

Un message personnel à Félix Tshisekedi

L’opposant ne s’est pas caché derrière des formules diplomatiques. S’adressant directement au chef de l’État, il a prévenu que si Félix Tshisekedi s’engageait dans cette voie, il trouverait Martin Fayulu en travers de sa route. Une promesse de confrontation politique qui sonne comme un rappel des grandes mobilisations populaires.

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« J’étais avec lui face à Kabila »

Fayulu a également joué la carte de la mémoire historique. Il a rappelé les combats de 2015 contre les tentatives de Joseph Kabila de modifier les règles du jeu. Le tacle est à peine voilé : Fayulu souligne qu’à l’époque, il manifestait aux côtés de Félix Tshisekedi pour défendre cette même Constitution.
En gros, il l’accuse de vouloir aujourd’hui faire exactement ce qu’ils dénonçaient ensemble hier.

Pourquoi ça compte ?

Cette sortie n’est pas anodine. Alors que les rumeurs de révision constitutionnelle agitent de plus en plus les états-majors politiques, Fayulu tente de reprendre le leadership de la contestation. En réveillant le spectre des manifestations de 2015, il prévient que le pays pourrait basculer dans une nouvelle phase de tensions si le pouvoir ne clarifie pas ses intentions.

Une chose est sûre : après ce discours, le débat sur la Constitution n’est plus seulement une affaire de juristes, c’est devenu le nouveau champ de bataille politique en RDC.

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