Vers une réforme linguistique majeure en République démocratique du Congo ?
Lors de la clôture de « La Semaine de l’Étudiant », le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a ouvert la porte à une éventuelle officialisation de la langue anglaise aux côtés du français.
C’est à la suite d’un échange spontané avec la jeunesse étudiante que le porte-parole du gouvernement a lancé cette réflexion stratégique, liée aux grands enjeux géopolitiques et économiques du pays.
Une bourse d’études accordée en plein jeu-concours
L’élément déclencheur de cette déclaration s’est déroulé lors d’une séquence ludique : un quiz portant sur la géographie nationale, où les participants devaient citer les 26 provinces de la RDC ainsi que leurs territoires respectifs.
N’ayant pas réussi à faire un sans-faute, une jeune participante a saisi l’occasion pour formuler une requête originale en sollicitant une bourse pour apprendre l’anglais. Sensible à cette démarche, le ministre Patrick Muyaya s’est immédiatement tourné vers Christian Biaya, CEO de New Horizon Colleges (NHC), pour lui demander d’accorder cette bourse d’apprentissage à l’étudiante.
« Si on change la constitution, on mettra l’anglais comme langue officielle »
Rebondissant sur cette anecdote et sur l’engouement des jeunes pour la langue de Shakespeare, le ministre a tenu un discours prospectif en soulignant l’importance de l’anglais dans les relations internationales, notamment avec la première puissance mondiale :
« Si on change la constitution, on mettra l’anglais comme langue officielle aussi… On parlait du partenariat stratégique RDC – États-Unis, apprenez l’anglais alors… »
Une vision tournée vers la diplomatie et l’économie mondiale
À travers ces propos, Patrick Muyaya met en lumière la volonté des autorités congolaises de renforcer l’intégration de la RDC dans les échanges mondiaux.
Dans un contexte de renforcement du partenariat stratégique entre Kinshasa et Washington, la maîtrise de l’anglais est désormais perçue comme un atout indispensable pour les nouvelles générations, tant sur le plan diplomatique qu’économique et académique.