Après les propos du deuxième vice-président du Sénat congolais, Modeste Bahati Lukwebo, qui ont suscité de vives réactions, son parti politique, l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC), est monté au créneau pour apporter des clarifications.
Dans un communiqué officiel, l’AFDC affirme que Modeste Bahati Lukwebo a été “mal compris” suite à sa sortie médiatique du 4 mars dernier à Kinshasa. Le parti assure que son responsable n’a nullement l’intention de remettre en cause la Constitution ou de s’opposer à son application.


Selon l’AFDC, le problème ne se pose pas sur les textes, mais plutôt sur leur application par les hommes. Le parti appelle donc à un changement de mentalités avant toute révision constitutionnelle.
Cette prise de position fait suite aux vives critiques et à la fronde lancée par certains responsables politiques pour obtenir la destitution de Modeste Bahati Lukwebo de son poste de vice-président du Sénat.
L’AFDC réaffirme par ailleurs l’appartenance de son leader à l'”Union sacrée de la Nation” et son soutien indéfectible au président Félix Tshisekedi Tshilombo. Le parti entend ainsi apaiser les tensions et clarifier la position de son responsable dans ce débat constitutionnel sensible.
Cet incident illustre la polarisation politique qui prévaut actuellement en République démocratique du Congo autour de la question de l’éventuelle révision de la loi fondamentale. Un défi majeur pour préserver la stabilité institutionnelle du pays.