Kinshasa, 23 septembre 2025 – Lors de la plénière convoquée ce lundi à l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe a finalement annoncé sa démission de la présidence de l’institution, conformément à ce qu’il avait indiqué quelques heures plus tôt devant la conférence des présidents.
Dans son discours devant ses collègues députés, Kamerhe a réitéré sa “loyauté à la Nation congolaise”, à sa “famille politique” et au Président Félix Tshisekedi.
Cette prise de position marque une volonté de Kamerhe, figure de proue de l’opposition, de ne pas rompre complètement avec le pouvoir en place, malgré la crise institutionnelle qui l’a forcé à quitter son poste.
En effet, les pétitions déposées contre lui et d’autres membres du bureau de l’Assemblée avaient été jugées recevables par la commission spéciale, ouvrant la voie à une possible destitution.
La démission de Kamerhe, ainsi que celle de la rapporteure adjointe Dominique Munongo Inamizi quelques heures plus tôt, semblent avoir permis d’apaiser temporairement les tensions au sein de l’institution parlementaire.
Cependant, les observateurs restent prudents quant à l’issue de cette crise qui a profondément secoué l’Assemblée nationale ces dernières semaines. Le processus de renouvellement du bureau s’annonce comme une étape cruciale pour tenter de restaurer la stabilité politique dans le pays.
Le discours de Vital Kamerhe, empreint de loyauté, montre qu’il entend préserver ses liens avec la sphère du pouvoir malgré son départ forcé de la présidence de l’Assemblée.