Quelques heures après la révélation de son interdiction médiatique par le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC), l’opposant Kamizelo, surnommé “Maîtrisable”, a pris la parole pour rejeter cette mesure de censure.
“Je n’ai reçu aucune notification, je n’ai jamais été entendu. Même un arbre qu’on veut abattre mérite un regard. Moi, je continue à m’exprimer, car tant que la lumière n’a pas été éteinte, l’ombre ne gagne jamais”, a-t-il déclaré dans un message adressé à la presse.
Cette prise de position affirmée montre que Kamizelo entend bien poursuivre son combat médiatique, malgré la sanction du CSAC qui lui interdit désormais toute apparition dans les médias. Un défi de taille pour les autorités, qui peinent à étouffer cette voix critique influente.
Révélation des plateaux télévisés ces derniers jours, Kamizelo s’était imposé comme une figure marquante du débat public en RDC, grâce à ses interventions tranchantes et sa capacité à déstabiliser ses contradicteurs. Mais son ascension fulgurante vient d’être brutalement stoppée par le régulateur des médias.
Selon les informations obtenues, c’est le contenu de certaines de ses déclarations, jugées trop virulentes à l’encontre du couple présidentiel, qui aurait motivé cette sanction du CSAC. L’organe de régulation a ainsi choisi de réduire au silence cette voix discordante, au moment où elle prenait de l’ampleur dans l’espace médiatique.
Cette décision illustre les difficultés persistantes pour les opposants de s’exprimer librement dans les médias en République démocratique du Congo. Elle intervient dans un contexte politique tendu, où le débat public reste étroitement encadré par les autorités.
Face à cette censure, Kamizelo affirme qu’il continuera à s’exprimer, car “tant que la lumière n’a pas été éteinte, l’ombre ne gagne jamais”. Un défi de taille pour le régime en place, qui devra composer avec cette voix critique refusant d’être réduite au silence.

