Kinshasa, le 13 janvier 2026 – Le jeune opposant et activiste politique Nathanaël Onokomba a été transféré à la prison militaire de Ndolo, sur ordre du Conseil national de cyberdéfense qui a transmis son dossier au parquet militaire.
Selon plusieurs sources, Onokomba a effectivement été conduit à la prison militaire de Ndolo. “Je l’ai vu ce matin”, a confirmé un avocat présent sur les lieux.
Selon le journaliste Stanis Bujakera, Onokomba est accusé “d’incitation ou provocation à la commission d’actes terroristes ainsi que d’apologie des actes terroristes”. Il lui est également reproché “l’initiation d’une fausse information par le biais d’un support électronique”.
Les autorités lui imputent aussi “la négation, la minimisation grossière, l’approbation ou la justification de crimes internationaux ou de violences sexuelles”. Enfin, Onokomba est poursuivi pour “l’apologie ou la propagande des atteintes aux intérêts fondamentaux de la Nation, des actes de terrorisme ou des crimes contre l’humanité”.
Ces chefs d’accusation interviennent dans un contexte de tensions accrues à l’est du pays et de resserrement de l’espace civique et politique. Les activistes et les soutiens de l’opposant dénoncent une “instrumentalisation judiciaire visant à faire taire une voix critique envers le pouvoir en place”.
Le transfert de Nathanaël Onokomba en prison militaire soulève de vives inquiétudes quant au respect de ses droits et de ses garanties judiciaires. Cette arrestation s’inscrit dans un climat de restrictions croissantes envers les opposants et les voix critiques en RDC.
Le journaliste Stanis Bujakera souligne que ces développements interviennent alors que le pays fait face à une situation sécuritaire préoccupante à l’est, avec la persistance des violences des groupes armés et les tensions régionales.
Le cas d’Onokomba illustre les défis en matière de liberté d’expression et de l’espace politique dans un contexte marqué par les enjeux de sécurité et de souveraineté nationale en RDC.

