Les avocats de Monsieur Ndala Mpoyi Kabundi Jacky, actuellement incarcéré à la prison centrale de Makala, ont adressé une lettre au directeur de cet établissement pénitentiaire pour demander son transfert médical urgent.
Selon les informations fournies par les conseils de Monsieur Ndala, l’état de santé de leur client se dégrade “de jour en jour” et nécessite des soins appropriés qui ne peuvent être prodigués en prison. Ils affirment que Monsieur Ndala, condamné à 30 mois de prison, est “sérieusement malade” et risque une détérioration irréversible de son état de santé sans une prise en charge médicale adéquate.
Les avocats invoquent les dispositions de l’article 16 de la Constitution congolaise de 2006, qui stipule que “la personne humaine est sacrée” et que l’État a l’obligation de la respecter et de la protéger. Ils soulignent que leur client a droit à la vie et à l’intégrité physique, et appellent les autorités à faire le nécessaire pour assurer son transfert urgent vers l’hôpital Ngaliema ou le Centre de santé Nganda.
Cette démarche intervient alors que la situation carcérale en RDC demeure très préoccupante, avec des conditions de détention souvent déplorables et un manque criant de moyens pour assurer une prise en charge médicale digne des détenus.
Le gouvernement congolais est régulièrement interpellé sur ces questions, qui soulèvent des enjeux majeurs en matière de droits humains et de dignité de la personne. Cette affaire illustre la nécessité de réformer en profondeur le système pénitentiaire national.

