Après les interpellations de Théophile Mbemba et Seth Kikuni à leur arrivée d’un déplacement à Nairobi, de nouveaux éléments sont venus éclairer les motivations des autorités.
Selon Seth Kikuni, interrogé par le magazine Jeune Afrique, les agents de l’Agence Nationale de Renseignements (ANR) qui l’ont interpellé “voulaient aussi avoir le numéro de téléphone de Joseph Kabila” et ont même “confisqué son téléphone”.
Cette déclaration confirme les soupçons d’un ciblage des opposants ayant participé à une réunion organisée par l’ancien président Kabila à Nairobi.
Tout comme Théophile Mbemba, qui s’était vu confisquer son passeport à l’aéroport de Ndjili, Seth Kikuni a été brièvement interpellé avant d’être relâché après une audition à l’ANR.
Ces interpellations soulèvent des interrogations sur d’éventuelles restrictions à la liberté de circulation et d’expression politique en RDC, alors que le gouvernement affirme pourtant garantir l’égalité de tous les citoyens devant la loi.
Le rôle de l’ancien président Kabila, condamné à mort par contumace, semble être au cœur des préoccupations des services de sécurité congolais vis-à-vis de ces opposants de retour de Nairobi.

