RDC : Le Gouvernement durcit le ton contre les injures sur les réseaux sociaux : « Même à l’étranger, on peut vous atteindre ! »

Rédaction Mbote
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Patrick Muyaya

Face à la recrudescence des discours de haine, des invectives et du harcèlement en ligne, le gouvernement de la République démocratique du Congo tape du poing sur la table.

Dans une mise en garde ferme adressée aux usagers du Web et aux créateurs de contenus, l’exécutif avertit que l’impunité sur Internet touche à sa fin, y compris pour les membres de la diaspora installés à l’étranger.

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Alors que le débat autour de la régulation des plateformes numériques comme TikTok s’intensifie à Kinshasa, le message du pouvoir central est désormais limpide : la liberté d’expression ne doit plus servir de prétexte à la destruction de l’image de la nation.

Opposant, oui, mais sans insultes : le rappel aux valeurs républicaines

S’exprimant sur la dérive des comportements observée quotidiennement sur les réseaux sociaux, le porte-parole du gouvernement a rappelé les fondements civiques et l’éthique qui doivent prévaloir dans le débat public :

« Je ne dirai pas tout ici mais ceux qui insultent doivent cesser dès maintenant… Nous avons grandi avec une éducation telle que les insultes ne sont pas des choses qu’on apprend. Tu peux être de l’opposition, tu peux être contre, mais tes insultes sont des choses qui détruisent l’image de notre pays. »

Insistant sur le choix démocratique opéré par la RDC sous la conduite du président Félix Tshisekedi, l’exécutif souligne que la critique politique reste légitime, mais que le dérapage verbal systématique nuit directement au prestige international du pays.

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La diaspora dans le collimateur : « Ne pensez pas que vous êtes à l’abri »

L’un des points d’orgue de cette mise en garde concerne directement les activistes et internautes basés en dehors des frontières nationales.

Estimant parfois être hors d’atteinte des juridictions congolaises, certains acteurs de la diaspora usent de la cyberviolence en toute quiétude. Une illusion d’impunité que le gouvernement entend dissiper :

« Ceux qui insultent doivent cesser… Ne pensez pas que parce que vous êtes en Europe, vous vous cachez en Europe qu’on ne peut pas vous atteindre ! »

Sans dévoiler l’éventail complet des mécanismes juridiques ou de coopération internationale envisagés, le message vise à prévenir les agitateurs que des poursuites et des mandats peuvent dépasser les frontières nationales.

Préserver les opportunités économiques et protéger la jeunesse

Abordant l’éventualité d’une restriction d’accès à certaines applications très populaires, le gouvernement a réaffirmé sa volonté d’éviter les sanctions collectives qui pénaliseraient les utilisateurs constructifs :

« Si nous décidons de fermer TikTok, nous allons pénaliser ceux qui utilisent TikTok avec intelligence. »

Toutefois, pour encadrer l’usage numérique dès le plus jeune âge, des initiatives réglementaires d’envergure se préparent au sommet de l’État.

S’inspirant de plusieurs législations internationales restreignant l’accès aux réseaux sociaux avant 15 ans, le gouvernement prépare des directives adaptées aux réalités locales :

« Vous avez remarqué dans plusieurs pays on interdit les réseaux sociaux jusqu’à l’âge de 15 ans. J’en ai parlé avec la ministre de l’Éducation nationale, Raïssa Malu. Dans les jours à venir, nous allons rencontrer la Première Ministre pour que nous puissions faire nos directives également. »

Cette concertation interministérielle entre la Communication, l’Éducation nationale et la Primature devrait déboucher prochainement sur un cadre normatif visant à assainir l’espace cybernétique congolais et à protéger les mineurs contre les dérives du Web.

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