RDC: “La plainte contre Felix Tshisekedi devant la CPI est une distraction sur instruction de Kagame”, Augustin Kabuya, SG UDPS

Rédaction Mbote
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La contre-offensive politique de la majorité présidentielle ne s’est pas fait attendre. Au lendemain de l’annonce d’une plainte déposée devant la Cour pénale internationale (CPI) et la justice belge visant le régime de Kinshasa, le Secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, est monté au créneau.

Pour le numéro un du parti présidentiel, cette démarche judiciaire internationale n’est rien d’autre qu’une manœuvre de distraction orchestrée depuis Kigali par le président rwandais Paul Kagame.

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Cette réaction virulente intervient alors que le climat politique s’alourdit à Kinshasa autour des questions sécuritaires et du respect des droits humains.

Une plainte téléguidée par Kigali, selon l’UDPS

Réagissant aux initiatives judiciaires lancées à La Haye et à Bruxelles, Augustin Kabuya a vivement dénoncé ce qu’il considère comme une manipulation politique menée par des acteurs à la solde du Rwanda pour affaiblir le chef de l’État :

« Puisque Kagame leur a demandé pourquoi vous ne faites rien, comment est-ce que moi je peux continuer à vous aider ? Leur réponse était : comme ça, on va déposer une plainte auprès de la CPI… »

Par cette déclaration, le Secrétaire général du parti présidentiel cherche à décrédibiliser la démarche en la liant directement à la guerre d’influence que se livrent Kinshasa et Kigali dans la région des Grands Lacs.

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Répression et massacres : Les accusations explosives de Bernard Maingain et Hervé Diakiese

L’offensive judiciaire qui suscite l’ire de la majorité a été officialisée le vendredi 10 juillet 2026. L’avocat belge Bernard Maingain et son confrère congolais Hervé Diakiese ont déposé, au nom de parents de victimes, de survivants de torture et d’organisations de la société civile (notamment katangaises), une « communication au titre de l’article 15 » auprès de la CPI, doublée d’une plainte au parquet fédéral belge.

Les plaignants dénoncent ce qu’ils qualifient de crimes contre l’humanité et de répression systémique exercée depuis six ans contre ceux qui s’opposent à la mainmise du pouvoir central sur les ressources minières du Katanga.

Dans leur dossier, les avocats documentent onze massacres majeurs perpétrés sous la présidence de Félix Tshisekedi, imputant ces évènements aux forces de sécurité :

  • L’assassinat de jeunes militants politiques (notamment de l’UNAFEC) et d’étudiants à Lubumbashi.
  • La répression sanglante d’un groupe mystico-religieux à Goma.
  • L’assaut planifié contre les détenus de la prison centrale de Makala à Kinshasa, qui aurait fait plus de 2 000 morts selon leurs estimations.

Une bataille judiciaire et d’opinion qui s’intensifie

Alors que la RDC fait déjà face à une crise sécuritaire majeure dans l’Est et à de vives tensions politiques internes autour du projet de dialogue national, cette procédure internationale ouvre un nouveau front particulièrement sensible pour le pouvoir de Kinshasa.

En qualifiant cette démarche de « distraction », le camp présidentiel tente de serrer les rangs derrière Félix Tshisekedi et de rejeter en bloc des accusations extrêmement lourdes portant sur des violations des droits humains.

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